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Le dernier volume de la saga, « PMC T3 : sus au major ! », enfin publié !

Ce troisième et dernier volet de PMC permet de conclure cette saga. Enfin, la vérité est révélée sur les intrigues du major, la situation finale de Vincent et de ses compagnons, ainsi que sur le double jeu de Don Vesco…

À la fin du tome I, nous en étions restés à l’évasion du TP1 par Vincent et ses complices. Le major Rouhier veut toujours assassiner le président Harriman et a donné le feu vert à ses hommes d’action selon les plans établis par ses « tacticiens ». Le tome II se terminait avec la cavale de Hobbs et Gerdhachi qui étaient passés par les simulis pour échapper au major. Vincent et ses compagnons allaient de découvertes en surprises en arrivant à la « clinique » de l’EPFL…

Cette fois, l’intrigue va se précipiter :

  • Comment les opposants au major vont-ils essayer de se débarrasser de lui ?
  • Comment le major va-t-il contrer ces attaques et tenter de renforcer sa position ?
  • Comment Vincent et ses compagnons vont-ils faire pour résoudre les multiples énigmes qui surgissent devant eux dans les nouveaux simulis qu’ils découvrent ?
  • Don Vesco va-t-il réussir, une fois de plus, à retourner la situation à son avantage ?
  • Hobbs et Gerdhachi vont-ils parvenir à retrouver leurs situations en complotant à Bruxelles ?
  • C’est à toutes ces questions et d’autres encore que le tome 3 apporte des réponses et un dénouement inattendu.
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Voici la couverture de la version pour Kindle.

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Et voici celle de la version papier…

Vous pouvez déjà trouver la version Kindle ici et la version papier là…

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Tout au long de ces livres, j’ai essayé de traiter, à ma manière, le sujet classique de la science-fiction, le voyage dans le temps, mais aussi un sujet plus neuf et qui va prendre une importance considérable dans les temps à venir : la simulation.

Si vous pensez que ma vision est exagérée et que j’anticipe bien trop les progrès de l’informatique pour que des simulations « totales » comme les simulis voient le jour à plus ou moins long terme, je réponds : vous n’avez encore rien vu !

En effet, les progrès de l’informatique que l’on connait depuis des décennies ne vont pas ralentir (en dépit de l’inévitable fin de la loi de Moore). L’accroissement des capacités des ordinateurs va se poursuivre et atteindre des horizons que nous ne pouvons même pas imaginer aujourd’hui, vu comment nous sommes encore trop souvent coincés par ces limites. En revanche, les progrès des logiciels, les vrais progrès, se révèlent déjà et se révéleront beaucoup plus difficiles. Et c’est pour cela que des techniques « d’hybridation » vont être utilisées à outrance dans les simulis : le recours à des consciences humaines va se généraliser, afin d’améliorer radicalement le comportement des entités présentes dans les simulis et leur permettre d’être autonomes, avec un comportement « réaliste ».

Le livre pose aussi la question (en fait, seulement avec la révélation finale) des effets de « l’explosion de l’intelligence » (le phénomène de singularité mis souvent en avant quand on évoque les développements futurs de l’intelligence artificielle).

Résumé de la situation à la fin du tome II de PMC…

Avant d’attaquer ce troisième tome, je suis sûr qu’une petite remise en contexte ne sera pas de trop !

À la fin du tome I, nous en étions restés à l’évasion du TP1 par Vincent et ses complices. Le major Rouhier veut toujours assassiner le président Harriman et a donné le feu vert à ses hommes d’action selon les plans établis par ses « tacticiens ».

Le tome II se terminait avec la cavale de Hobbs et Gerdhachi qui étaient passés par les simulis pour échapper au major. Vincent et ses compagnons allaient de découvertes en surprises en arrivant à la « clinique » de l’EPFL…

Pour compléter ce tour d’horizon, je vous propose de passer en revue tous les personnages du tome II et leur situation au début de ce livre. Nous finirons par les nouveaux personnages du tome III, sans (trop) dévoiler l’intrigue à venir !

Vincent Tria & senior

Vincent et ses compagnons se sont lancés à la poursuite de Don Vesco suite à l’embuscade dont ils ont été victimes, et qui a été fatale à Abel et Simon. En suivant Don Vesco à la trace, ils sont finalement arrivés dans le simuli de l’EPFL et sont tombés sur la « clinique ». À partir de là, pour explorer les environs, Vincent et senior sont passés par le simuli Ogilvy, ont vu Tylerton et ont rencontré April Horn.

Le Colonel

Lui aussi s’est lancé à la poursuite de Don Vesco et, comme Vincent, il est tombé sur la « clinique » de l’EPFL. Avec Topper, il y a rencontré des scientifiques comme Guillaume Hoche qui lui ont tenu des propos bizarres… Lui aussi a été très affecté par la perte d’Abel et de Simon et il en veut beaucoup à Don Vesco pour cela, surtout quand celui-ci lui échappe une fois de plus en utilisant une ruse à sa façon.

Capestan

Le régisseur du TP1 a été éliminé par le Colonel (avec l’aide de Simon qui servait d’appât involontaire à cette occasion). On ne le reverra pas.

Simon Garfunkel & Abel Braun

Tragiquement disparus lors d’une embuscade menée par les spéciaux (Héraclès, Hector, Persée et Achille) sous la direction malheureuse de Don Vesco (qui ne s’attendait pas à ce que le piège pour capturer les fuyards tourne ainsi à la tragédie).

April Horn

C’est une permanente qui gère les expériences publicitaires menées sur les habitants de la ville de Tylerton pour le compte du groupe OMI. Elle remarqua aussitôt les deux Vincent qui ne faisaient pas partie de son « paysage habituel ».

Uwe Topper

Notre historien va de surprise en surprise dans ces aventures un peu remuantes pour lui !

Avec le Colonel, il s’est intéressé de près à la clinique de l’EPFL. Et c’est lors de ses échanges avec Hoche et un autre qu’il a cru comprendre la vérité : ils vivent au sein d’une simulation !

Cette révélation s’est avérée insupportable pour Topper qui craqua après l’avoir rapportée à ses compagnons d’infortune (le Colonel et les Vincent).

Ronald Hobbs

Le directeur et fondateur de PMC s’est enfui dans les simulis avec Gerdhachi afin d’échapper au sort que lui réservait le major. Hobbs permit d’arriver jusqu’au simuli de l’EPFL et de remonter à la surface, lui-même dans le corps de Pierre Dupasquier. À la suite de ce « retour dans le monde réel », Ronald est tombé sous le charme d’Anne-Marie, l’épouse légitime.

Pierre Dupasquier

Un des scientifiques de la clinique de l’EPFL. Il a eu la malchance d’être choisi par Gerdhachi quand Hobbs lui a demandé d’assommer un type au hasard afin de lui dérober son marqueur (le dispositif qui permet de déclencher le retour dans le monde réel…). Pierre est l’époux d’Anne-Marie.

Lieutenant Cyrus Gerdhachi

Le lieutenant Gerdhachi s’est fait démasquer par le major (alors qu’il complotait avec Pajera pour informer le président des intentions de meurtre du major…). Il s’est enfui dans les simulis en suivant Hobbs. Lui aussi est remonté à la surface, après Hobbs, en utilisant le corps de Laurent Bertin. Une fois de retour dans le monde réel, il s’est empressé de rencontrer Pajera à Bruxelles afin de reprendre l’offensive contre le major…

Laurent Bertin

Avec Pierre Dupasquier, c’est l’autre victime de la nécessité de retour à la surface pour le duo Hobbs-Gerdhachi. Bertin est un des adjoints de Didier Carron, le boss de l’EPFL.

Bernard Bousson

Le bras droit de Hobbs à PMC était déjà en mauvaise posture à la fin du tome I : interrogé de façon musclée par Abel, Bernard était revenu très perturbé du simuli et avait été hospitalisé en état de choc. Mais ses malheurs ont continué : les spéciaux l’ont interrogé à leur tour (et avec leur douceur habituelle…) et Bernard a été obligé de collaborer avec Mercure, même s’il ne savait rien sur la fuite de son patron…

Anne-Marie Dupasquier

Épouse frustrée de Pierre Dupasquier (qui ne pensait qu’à son travail sur le simuli de l’EPFL), Anne-Marie ne s’est pas laissée abuser bien longtemps par Hobbs : elle comprit rapidement que cet homme n’était pas son mari même s’il en avait l’apparence physique. Elle s’est tout de suite prise au jeu et s’efforce depuis d’aider Hobbs et Gerdhachi dans leur lutte.

Don Vesco

Don Vesco est passé de chasseur à proie rapidement dans le tome II !

Mais il en faut plus à notre sémillant manipulateur pour perdre la main. Il s’est débarrassé du Colonel avec facilité et retrouva Gerdhachi au fond de la clinique. Puis il fit le point avec Hobbs (son alter ego) alors que ce dernier (occupant à ce moment-là le corps de Pierre Dupasquier et donc apparaissant ainsi à ses deux complices) venait chercher le lieutenant pour remonter avec lui à la surface. Don Vesco aida alors Gerdhachi à piéger Laurent Bertin afin que le lieutenant puisse disposer d’un corps pour sa « remontée à la surface ». Ensuite Don Vesco s’est lancé dans l’exploration des simulis voisins.

Didier Carron

Le patron des simulations de l’EPFL ne s’attendait pas à être réquisitionné par les spéciaux afin de suppléer à la disparition de Ronald Hobbs et de devoir gérer PMC à sa place. Carron obéit aux spéciaux, tout en essayant de ne pas perdre le fil sur ce qui se passe à l’EPFL grâce à Stéphane Disier (son jeune collaborateur toujours à Lausanne lui) qui lui téléphone régulièrement afin de l’informer de ce qui se passe sur le campus…

Felice Pajera

Après l’assassinat du président Harriman et la disparition de Gerdhachi, Pajera s’est tenu tranquille en espérant que les spéciaux ne remonteraient pas jusqu’à lui… Quelle ne fut pas sa surprise quand le lieutenant prit de nouveau contact avec lui par leur canal secret !

Il a eu un peu de mal à accepter le retour de Gerdhachi sous les traits de Laurent Bertin (on peut le comprendre !) mais, une fois la stupeur passée, il accepta (non sans réticence) de reprendre la lutte contre le major…

Le premier secrétaire de l’Union

Ce politicien falot se retrouva propulsé à la tête de l’État suite au meurtre du président Harriman… Mais ça ne dura pas, car le major lui prit cette place convoitée vite fait, bien fait !

Depuis, il attend de voir comment les choses tournent… Il va justement pouvoir revenir dans le jeu grâce à l’efficacité et la détermination de sa chef de cabinet (Florence Richelieu).

Le major Rouhier

Le redoutable chef des spéciaux est au sommet !

Il contrôle l’appareil d’État et a même l’armée dans sa poche grâce à la complicité du général Féraud (que le major fait chanter à cause d’une vieille histoire apprise lors de l’élimination de l’associé de Hobbs à PMC : Frank Van de Poele). Mais, en bon parano, le major n’est pas tout à fait tranquille, car Gerdhachi et Hobbs ont réussi à lui échapper. Le major ne supporte pas les traitres et ne comprend pas pourquoi ses services peinent à mettre la main sur ces fuyards sans moyens. Le fait que tout se passe dans les simulis ne l’aide pas et, en désespoir de cause, il a fait venir Didier Carron pour remettre de l’ordre à PMC. La vérité est que la major est très fâché par ce contretemps, car il sait bien qu’il joue gros avec son coup d’État : la moindre menace peut tout remettre en cause et il craint par-dessus tout le grain de sable anodin qui viendrait tout chambouler…

Mercure

Être devenu le complice et l’exécutant du major dans le cadre de l’assassinat du président Harriman lui a valu une grosse promotion : le major fait appel à lui tout le temps désormais !

Ce n’est pas pour autant que la vie est devenue facile, surtout avec ces techniciens de PMC qui ne sont pas très coopératifs (Mercure a mené l’interrogatoire de Bernard Bousson et tente de contrôler les actions de Didier Carron). Mercure est allé dans le simuli de PMC pour mettre les tacticiens (Héraclès, Hector, Persée et Achille) à la poursuite de Don Vesco mais sans grand résultat, pour le moment…

Les nouveaux personnages qui vont apparaitre dans ce tome III :

Hector

Encore un collaborateur du major appelé à jouer le rôle d’homme à tout faire… Vous verrez vite pourquoi !

Richard Neveux

Un scientifique de la clinique. Ambitieux, Neveux ne perd pas une seconde pour profiter de l’absence de Didier Carron. Ayant eu la chance de mettre la main sur les Vincent et le Colonel, il en profite pour leur attribuer des missions spéciales (dans le passé) de son cru avec l’aide de son assistant, Patrick Bachelard.

Florence Richelieu

C’est le bras droit du premier secrétaire. Ambitieuse, énergique et pleine de ressources (et d’astuce), c’est elle qui mène la danse au palais de l’Union.

Bob Penske

C’est le chargé d’affaires américain. Derrière ce titre banal (qui est en fait une couverture), Bob est le chef de l’agence de renseignements américaine en Belgique. Bref, un espion, le genre de type contre lequel lutte le major depuis toujours…

Pete Donohue

C’est le chef du service actions des américains. Il est sous les ordres de Bob Penske.

Argo

Il est chargé de la protection rapprochée du major. Son obsession du détail lui fait imaginer des solutions pour tout. Rigide comme le Colonel et parano comme son patron, ce n’est pas quelqu’un avec qui il est facile de travailler, comme Florence va s’en apercevoir !

Le tome III est en cours de rédaction…

Allez, une petite preview rapide : je suis en train de rédiger le tome III et ça avance bien !

Déjà six chapitres de complétés. Bon, il reste encore des tonnes de travail mais c’est déjà bien orienté, si j’ose dire…

Pour preuve, voici un petit extrait (contexte : Vincent, Senior et le colonel se voient confier des missions spéciales… Vincent doit tenter de dissuader Napoléon d’envahir la Russie) et merci de garder en tête que ce texte n’a encore reçu aucune correction, rien  :

Neveux- Vincent, nous allons commencer par vous… Comment ça s’est passé avec notre « empereur » ?

VT- Déjà, faut arriver à le rencontrer !

Sans l’intervention de Joséphine, je crois que j’aurais fait chou blanc en fait…

Neveux- Joséphine, l’ex-épouse ?

Elle vous a aidé ?

VT- Oh oui et pas qu’un peu !

En fait, Joséphine est encore très présente à cette époque et se mêle de tout… Enfin, de tout ce qui lui reste car le vrai pouvoir c’est le trio Foucher-Talleyrand-Berthier qui l’ont, chacun dans son domaine.

Bref, je me suis retrouvé dans les couloirs des Tuileries avec mon bel uniforme et mes papiers inutiles… Ceux-ci m’avaient permis d’entrer au palais mais pour avoir une entrevue avec l’Empereur, il fallait une introduction d’un des membres du trio sinon, il fallait attendre une événement fortuit mais ça m’aurait pris des semaines.

Foucher est inaccessible, Talleryrand était trop cher pour moi et je n’avais pas un grade suffisant pour intéresser Berthier… Heureusement, je suis tombé sur Joséphine qui semble s’intéresser aux nouveaux venus, ça été ma chance !

J’ai pu convaincre Joséphine que j’étais un devin et que j’avais de grandes révélations à faire sur l’avenir de l’empire. Avec ce que je lui ai déballé sur elle, je l’ai facilement impressionné et elle m’a cru pour le reste. Elle m’a emmené à la Malmaison où l’Empereur devait venir la visiter comme il faisait encore régulièrement. C’est elle qui m’a présenté au grand homme et celui-ci à consenti à m’écouter. Au début, il était très réticent et il fallait les interventions de Joséphine pour que je puisse poursuivre mes avertissements. Puis, il a changé d’attitude et s’est montré intéressé.

Finalement, nous avons parlé pendant des heures.

Neveux- Que lui avez-vous dit ?

VT- Je lui ai tout expliqué, tout ce que je savais de la campagne de Russie : la poursuite des Russes avec la Grande Armée, la bataille de Borodino, l’entrée dans Moscou, l’incendie et la sortie de Moscou, la retraite, la Bérézina, la Grande Armée qui part en morceaux, le terrible hiver Russe et ainsi de suite.

J’ai fini par comprendre ce qui l’intéressait : pas mes prédictions, mais ce que je pouvais lui dire sur la campagne elle-même. Il me posait des questions sur les lieux, les dates, les événements et il m’a même montré une carte comme si mes renseignements pouvait quand même l’aider à faire pencher la balance dans son sens.

Quand j’ai réalisé pourquoi il m’écoutait, j’ai essayé de le persuader que c’était sans espoir, que l’histoire était déjà écrite, qu’il ne pouvait pas en sortir vainqueur cette fois.

Neveux- Et ?

VT- Ça ne l’a pas impressionné, il m’a dit « Qu’est que vous croyez ? Ça fait des années que j’entend cela ! Si j’avais écouté mes généraux, mes conseillers ou même cette canaille de Talleyrand, je ne serais plus jamais parti en campagne après Austerlitz… Mais je connais bien les Russes et je peux les battre encore une fois ». J’ai eu beau lui faire valoir que, cette fois, ce n’est pas une armée qu’il allait combattre mais l’immensité Russe et son terrible hiver.

Neveux- Bien envoyé !

VT- Oh, il en fallait plus pour l’ébranler. Je crois que même si j’avais pu projeter mes visions sur un écran, s’il avait pu voir la débacle de ses yeux, ça ne l’aurait pas fait changer d’avis…

Neveux- Mais pourquoi ?

Parce qu’il est tétu, obstiné, imbus de sa puissance, persuadé d’avoir raison, que toutes ses victoires précédentes l’ont rendu invincible ?

VT- Non, c’est plus simple que cela en fait. Tout ce que je lui ai raconté ne l’a pas fait changer d’avis parce que, fondamentalement, il était persuadé qu’il n’avait pas le choix. Que, envers et contre tout, il devait agir ainsi.

Il me l’a expliqué d’ailleurs. Il m’a dit clairement « Parce que vous croyez que j’ai le choix ? Mais si je ne fait rien, ils vont tous se retourner contre moi et me tomber dessus ! L’empereur de Russie me défi ouvertement en ne respectant pas le blocus, je dois le forcer à couper court avec les anglais. Ah, les anglais, que croyez-vous ? Ils me guettent, ils ont juré ma perte. Croyez-vous qu’ils vont me laisser régner en paix sur une grande partie de l’europe ? Non, dix fois non. Ils vont multiplier les provocations comme au Portugal jusqu’à pourvoir lever une nouvelle coalition et tout va recommencer encore une fois.

Non, il faut punir l’empereur de Russie comme j’ai puni avant lui l’empereur d’Autriche et le roi de Prusse. Et si cette aventure doit se terminer tragiquement, eh bien soit !

La Grande Armée n’est pas une carte qu’on peut garder au fond de sa poche très longtemps. C’est un instrument instable qui s’use si l’on ne s’en sert pas. Je ne peux garder mes forces mobilisées si ce n’est pas pour faire la guerre. Eux aussi vont préférer mourrir tragiquement mais couvert de gloire plutôt que comme des bourgeois engraissés et repus. Si j’avais le choix, je préférerais rester à m’occuper de ma famille mais mon pouvoir est fragile, il repose seulement sur des victoires et j’ai toujours besoin d’une victoire de plus pour rester en place. »

Il m’a débité cela d’une traite. Je pense qu’il avait besoin de l’exprimer, qu’il ruminait cela depuis longtemps. Après cette tirade, il a tourné les talons et est retourné à Paris. Je n’ai pu le revoir qu’une fois, deux jours après aux Tuileries et toujours grâce à Joséphine et, une fois encore, il a tenu à me montrer les quelques cartes qu’il avait réussi à rassembler, à prix d’or selon lui… Tout ce que je lui disais ne servait à rien, il avait pris sa décision. Même Berthier qui était contre cette idée ne discutait plus et préparait la campagne.

Après cela, je suis resté avec Joséphine car je commençais à intéresser les sbires de Fouché et ça serait devenu de plus en plus difficile de simplement rester libre…

Neveux- Votre conclusion ?

VT- Tout l’empire tourne autour de la volonté de l’empereur mais lui-même est prisonnier de la situation qu’il a contribué à créer. De son point de vue, la campagne de Russie est inévitable et il croit en son étoile. J’ai eu beau lui expliquer que le génie tactique dont il avait fait preuve lors des campagnes précédentes ne suffisait plus : ses adversaires se sont habitués, leurs tactiques se sont adaptées et Borodino en sera la preuve.

Donc, non, impossible de lui faire changer d’avis.

Neveux- Et la personnalité de notre empereur ?

Il vous a paru crédible ?

VT- Tout à fait !

En fait, j’ai vite oublié que j’avais à faire à votre créature et je me suis pris au jeu complétement. Quand on est face à lui, on y croit, pas de problème. Joséphine m’a paru très bien également, très impressionnante dans son rôle d’ex-épouse qui veut encore se mêler de tout ce qui reste à sa portée.

Le tome II de « Prévision Maîtrise Contrôle » est enfin disponible !

Trois ans après le tome 1 (ben oui, faut le temps d’y penser puis de l’écrire et enfin de le corriger !), voici enfin le tome 2 : Prévision Maîtrise Contrôle : la chasse est lancée !

Voici le contenu de la « 4ème de couverture » :

Le premier tome de « Prévision Maîtrise Contrôle » est disponible depuis février 2012. Ce second volet éclaire la machination gigantesque qui se cache derrière les voyages dans le temps de nos héros. On retrouve également les spéciaux avec le redoutable Major Rouhier à leur tête, l’homme qui ne recule devant rien pour préserver son pouvoir et son indépendance, même pas devant le meurtre du président du conseil de l’Union…

Ce second volet est l’occasion d’explorer des domaines exclusifs comme la remontée dans le monde réel en changeant de corps : une grande première jamais tentée !

Le major Rouhier va aussi s’apercevoir que poursuivre des fuyards dans les simulis est moins facile qu’il ne parait…

Voici ses couvertures, d’abord la version papier puis la version numérique…

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Des versions toutes propres !

« Perdu dans le temp » et PMC T1 sont désormais disponibles dans des éditions que je considère être « toutes propres » !

Oui, on pourra encore y trouver des fautes, des typos et autres erreurs mais, franchement, le niveau atteint par les éditions actuelles est tout à fait honorable suite à la toute dernière et intensive campagne de corrections menée par mes soins avec l’aide d’une correctrice top-gun à la vision laser et à la ténacité d’un bull-dog !

Tout cela me permet d’aller de l’avant et d’avancer (enfin !) sur le T2 de PMC… Patience !

Historique de l’évolution de cette saga : de « Perdu dans le temps » à « Prévision Maîtrise Contrôle »

Comme tous les projets, celui-ci a commencé modestement : en 2003, j’ai publié une première version de « Perdu dans le temps » aux éditions « Le Manuscrit ». Cette première édition a été suivie d’une autre et d’un changement d’éditeur.

Mais le vrai démarrage remonte à 2010 quand j’ai publié « Perdu dans le temps » sur Amazon en version Kindle. En 2012, j’ai rédigé une suite qui s’est évidemment intitulé « tome 2 » et j’ai commencé à rédiger le tome 3… Jusque là, rien que du classique.

Mais cette année (2014), suite à une grosse campagne de corrections, je me suis rendu compte que, en fait, les tomes 1 & 2 ne devaient pas faire partie de la même histoire… En effet, les tomes 1 & 2 sont tellement différents (et ce de l’avis des lecteurs, hein !) qu’on a du mal à considérer que le tome 2 est une suite stricto sensu de « Perdu dans le temps »…

Donc, une logique radicale s’est imposée à moi : il fallait séparer les deux histoires et donner au tome 2 son autonomie. « Perdu dans le temps » tome 2 est donc devenu le tome 1 de « Prévision Maîtrise Contrôle ». CQFD.

Conséquence suivante : le tome 3 sur lequel je travaille depuis un moment devient le tome 2 de PMC du coup… Hé oui, faut être logique jusqu’au bout !

Bref, voilà pourquoi on se retrouve avec deux histoires au lieu d’une et je suis confiant que PMC évoluera plus facilement en n’étant pas simplement « la suite » de « Perdu dans le temps ». Mais, bien sûr, « Perdu dans le temps » lui-même se retrouve être le prologue de PMC.