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Historique de l’évolution de cette saga : de « Perdu dans le temps » à « Prévision Maîtrise Contrôle »

Comme tous les projets, celui-ci a commencé modestement : en 2003, j’ai publié une première version de « Perdu dans le temps » aux éditions « Le Manuscrit ». Cette première édition a été suivie d’une autre et d’un changement d’éditeur.

Mais le vrai démarrage remonte à 2010 quand j’ai publié « Perdu dans le temps » sur Amazon en version Kindle. En 2012, j’ai rédigé une suite qui s’est évidemment intitulé « tome 2 » et j’ai commencé à rédiger le tome 3… Jusque là, rien que du classique.

Mais cette année (2014), suite à une grosse campagne de corrections, je me suis rendu compte que, en fait, les tomes 1 & 2 ne devaient pas faire partie de la même histoire… En effet, les tomes 1 & 2 sont tellement différents (et ce de l’avis des lecteurs, hein !) qu’on a du mal à considérer que le tome 2 est une suite stricto sensu de « Perdu dans le temps »…

Donc, une logique radicale s’est imposée à moi : il fallait séparer les deux histoires et donner au tome 2 son autonomie. « Perdu dans le temps » tome 2 est donc devenu le tome 1 de « Prévision Maîtrise Contrôle ». CQFD.

Conséquence suivante : le tome 3 sur lequel je travaille depuis un moment devient le tome 2 de PMC du coup… Hé oui, faut être logique jusqu’au bout !

Bref, voilà pourquoi on se retrouve avec deux histoires au lieu d’une et je suis confiant que PMC évoluera plus facilement en n’étant pas simplement « la suite » de « Perdu dans le temps ». Mais, bien sûr, « Perdu dans le temps » lui-même se retrouve être le prologue de PMC.

Critique sur le blog « cannibalecteur »…

Aux USA, les blogs de lecteurs de livres sont très répandus et très suivis aussi. Les blogueurs sont donc très sollicités par les auteurs qui veulent faire connaître leurs créations…

En France, il semble que cette pratique soit bien plus rare… Mais j’ai eu la chance de tomber sur le blog de Cécile « Cannibalecteur » !

Cécile a donc eu la gentillesse d’accepter de lire mon livre « Perdu dans le temps » (tome 1 & 2) et d’en faire une critique, flatteuse… ça fait très plaisir bien sûr !

J’aimerais bien trouver d’autres blogs comme celui de Cécile… En connaissez-vous à me recommander ?

Le second extrait du tome II de « PMC »

Voici le second extrait du tome II de « Prévision Maîtrise Contrôle »…

Jeudi matin 21 juin 2023 — Institut PMC

Habib Gerdhachi alla directement voir Ronald Hobbs en arrivant à l’institut.

Hobbs- Ah, lieutenant !

Vous devez être content, votre patron triomphe sur tous les plans : le président éliminé, l’état d’urgence décrété et il fait même partie de ce comité de sauvegarde public que les médias mettent en avant comme la solution adéquate à la crise actuelle… Bien joué, bravo !

Gerdhachi- Oui, si on veut.

Hobbs- Je ne comprends pas, vous n’avez pas l’air satisfait… Pourtant, tout s’est déroulé comme vous le vouliez, non ?

Gerdhachi- Non justement. Le président a bien été éliminé mais pas du tout comme prévu : les tacticiens ont travaillé sur un accident et voilà qu’un attentat bien classique se produit. Mais ce n’est pas le pire…

Hobbs- Ah, il y a pire ?

Gerdhachi- Oui, j’ai vu le major ce matin même et je peux vous dire que j’ai été de surprise en surprise… Le major prétend que cet attentat n’est pas de notre main et qu’on s’est donc fait doubler par de vrais terroristes… Ce que je ne crois pas une seule seconde bien sûr !

Hobbs- Mais si le major vous ment, qu’est-ce que ça signifie ?

Gerdhachi- Rien de bon, évidemment. Mais il y a encore pire…

Hobbs- Allons donc, c’est à mon tour d’aller de surprise en surprise !

Gerdhachi- Oui et ça vous concerne : le major m’a demandé de vous éliminer, personnellement. C’est très inhabituel car c’est le service « actions » qui s’occupe de ce genre de tâches, normalement…

« Normalement » répéta Ronald la gorge sèche, conscient qu’il était peut-être en train de vivre ses derniers instants. Mais il lui restait une lueur d’espoir : si le lieutenant lui racontait tout cela, peut-être qu’il lui restait une option, une carte à jouer ?

Car, pendant qu’il parlait, le lieutenant avait l’air plus soucieux que menaçant…

Gerdhachi- La demande du major ne veut dire qu’une chose : c’est un test de loyauté, à mon égard. Soit je vous élimine sans poser de question, soit je suis moi-même suspect et, disons-le, le prochain sur la liste. Le major aime bien « effacer les traces » et je ne serais pas surpris d’apprendre que le commando du service « actions » a été purement et simplement effacé hier matin par leurs collègues, avant même de mettre leur accident en place.

« Et… Qu’allez-vous faire ? » demanda Hobbs en déglutissant péniblement et après avoir longuement hésité à poser la « question qui tue », c’est le cas de le dire !

Gerdhachi- Eh bien, même si je pense que mon temps est désormais compté, je me dois d’obéir au major… A moins que…

Hobbs- Oui, à moins que ?

Gerdhachi- A moins que vous ayez dans votre manche un plan qui nous permette de nous sauver tous les deux ?

Votre vie est en jeu, alors réfléchissez bien : avez-vous une option en tête, une carte à jouer ?

Je ne demande qu’à vous épargnez mais il faut y mettre un peu du vôtre !

Hobbs- Eh bien…

Gerdhachi- Oui ?

Hobbs- Il y a bien une solution qui marcherait pour nous deux mais c’est un peu radical !

Gerdhachi- Plus radical que la mort ici et maintenant ?

Allons, dites-m’en plus avant que je ne perde patience…

Hobbs- Voilà, il s’agit de nous injecter dans un de nos simulis et de fuir par ce biais…

Gerdhachi- Et que deviennent nos corps pendant ce temps ?

Hobbs- Justement, c’est là que c’est radical : on ne peut préserver nos corps actuels, il faut faire une croix dessus !

Gerdhachi- Et on devient quoi après ?

Condamner à n’être que des bits dans vos serveurs jusqu’à ce que le major ait l’idée de débrancher le cordon ?

Pas terrible comme fuite…

Hobbs- Non, une fois dans le réseau des simulis, on est définitivement à l’abri : on peut passer d’un serveur à l’autre sans même le vouloir, même si notre serveur d’origine est hors circuit, on ne va même pas s’en rendre compte. Le major peut bien débrancher les serveurs ou même réduire l’institut en poussière, une fois injecté, il ne peut plus rien contre nous !

Gerdhachi- Mouais mais s’il détient nos corps, ils peut encore nous faire du mal ici, dans le monde réel… C’est une sacrée épée de Damoclès au-dessus de nos têtes virtuelles, non ?

Hobbs- Même pas !

En fait, quand je dis qu’il faut faire une croix sur nos corps actuels c’est au sens propre du terme : j’envisage un transfert définitif et donc, destructif… Après le transfert, ce qu’il reste de nos corps est bon pour le recyclage d’organes mais pas plus !

Plus de cerveau, plus rien de tracable, rien qu’une enveloppe charnelle sans plus aucune réaction… Voilà ce que trouvera le major. Il peut même prendre cela pour un suicide si ça se trouve !

Gerdhachi- Ne sous-estimez jamais le major, tous ceux qui ont fait cette erreur ne sont plus là pour le raconter… Voyez le président par exemple !

Mais revenons à notre cas présent : OK, on lui laisse nos dépouilles pendant qu’on peut courir dans votre sable virtuel… Et après, c’est pas ce que j’appelle une vie si on ne peut plus jamais goûter au monde réel… C’est pas très loin d’un suicide en fait votre truc.

Hobbs- Ah mais attention, je n’ai pas dit qu’il fallait renoncer au monde réel, j’ai seulement dit qu’on ne pourrait plus y retourner dans nos corps actuels, nuance…

Gerdhachi- Ah ?

Vous avez des corps de rechange dans votre frigo, c’est ça ?

Et on peut faire des essayages avant de choisir son prochain corps ?

Hobbs- Hum, comme c’est une solution radicale, faut se contenter de ce qu’on trouve… Donc, non, pas de corps tout prêt à nous accueillir et pas de possibilité de choisir avant de réémerger… Mais ça ne peut pas dire qu’on ne peut pas le faire…

Gerdhachi- OK, dites-m’en plus, vous avez gagné quelques minutes supplémentaires…

Hobbs- Eh bien, il va s’agir de passer d’un simuli à l’autre pour arriver jusqu’à celui de l’X-Lausanne. Car là, il y a notre porte de sortie. Passer d’un simuli à l’autre, je suis sans doute le seul à savoir et donc à pouvoir le faire mais je ne vous cache pas que ça sera un peu effrayant…

Gerdhachi- Bon, on se fait peur pour passer d’une bulle virtuelle à l’autre et, une fois à destination, on doit faire quoi pour remonter à la surface ?

Hobbs- Je ne vous cache pas que ça n’a jamais été fait encore !

Mais j’en sais assez sur le plan théorique pour savoir que c’est possible… Une fois sur place, il faut s’arranger pour « remplacer » un des sujets d’expérience. Mais ça, on ne peut le faire seul, il faudra convaincre un des injectés du simuli de nous aider un peu…

Gerdhachi- Rien que ça !

Hobbs- Hé, j’ai pas dis que c’était sans risque ni difficultés mais je persiste à affirmer que c’est possible et je crois bien pouvoir y réussir. Mais une fois revenus dans le monde réel, dans de nouveaux corps, on sera encore plus fugitifs que dans le simuli… Et là, j’ai pas de plan à proposer…

Gerdhachi- Hum, j’ai peut-être une idée à ce sujet… Mais le transfert définitif, vous pouvez le gérer seul ?

Hobbs- ça oui, j’ai même pas besoin d’un assistant pour cela et ça tombe bien vu que Bernard est encore à l’hôpital.

Gerdhachi- Alors allons-y, on ne peut pas perdre de temps.

Hobbs- Là, maintenant, tout de suite ?

Gerdhachi- Oui, là, maintenant, tout de suite !

C’est ça ou une balle entre les deux yeux pour vous dans quelques instants et dieu sait quoi pour moi plus tard… Alors, votre choix ?

Hobbs- Allons en salle d’injection sans tarder, lieutenant !

Gerdhachi- Bonne réponse…

Camp TP1, date inconnue.

Habib Gerdhachi marchait péniblement dans le sable en essayant d’éviter de se tordre les pieds avec les gros cailloux. Cela faisait seulement une heure qu’il marchait avec Ronald Hobbs sous un soleil de plomb et il en avait déjà assez…

Gerdhachi- Ma question va vous paraître idiote mais tant pis : pourquoi nous avoir fait arriver aux abords du camp TP1 si c’était pour s’en éloigner aussitôt ?

Hobbs- Ce n’est pas une question idiote et je suis surpris que vous ayez réussi à la garder pour vous aussi longtemps !

Sérieusement, vous pensez vraiment que j’ai eu le choix ?

Il m’a fallu organiser deux transferts définitifs en urgence et je n’ai pas eu tellement le temps de peaufiner les options : il fallait faire vite et j’ai donc pris la destination par défaut et l’équipement par défaut… c’était autant de temps de gagné, voyez-vous ?

Gerdhachi- Sur le moment, je suis sûr que je vous aurais donné raison : il fallait faire vite. Après tout, c’est même moi qui vous ai dit qu’on n’avait pas une minute à perdre !

Mais là, je commence à en avoir marre de marcher dans des conditions aussi pénibles… D’ailleurs, vous ne m’avez pas dit combien de temps il nous faudrait crapahuter dans ce désert ?

Hobbs- Ah, une autre question qui était inévitable !

Le TP1 était notre point d’arrivée le plus naturel mais on ne pouvait pas y rester, ni pour se changer, ni pour demander de l’aide, ni même pour demander la bonne direction… C’est que, voyez-vous, cette « bonne direction », personne ne la connaît ici-bas !

Moi-même, je ne suis pas certain du temps qu’il va nous falloir pour couvrir ces quarante kilomètres sous ce cagnard…

Gerdhachi- Bon, quarante bornes à se taper, c’est beaucoup, surtout vu les conditions mais, au moins, ça reste jouable…

Hoobs- Oh, ça ne va pas être une partie de plaisir, croyez-moi !

Déjà, il faudrait maintenir une vitesse de 5 km/h pour parcourir ces quarante kilomètres en environ huit heures et, rien que ça, c’est pas gagné vu le terrain… Du coup, on ne va pas y arriver avant la nuit et c’est déjà un premier problème.

Gerdhachi- Et si vous me disiez ce qui nous attend au bout de ces quarante kilomètres, c’est quoi notre but en fait ?

Hobbs- Vous voyez cette ligne sombre à l’horizon ?

Gerdhachi- Oui, on dirait plus ou moins une chaîne de montagnes, non ?

Hobbs- Hum, pas tout à fait, des falaises en fait… Pas très hautes mais suffisamment raides pour ne pas être escaladé par le premier venu.

Gerdhachi- Ah ?

On va vers un mur naturel alors en fait ?

Hobbs- Pas exactement « naturel » puisque le camp est entouré par ces falaises, complètement entouré, totalement. Elles forment donc une muraille qui doit être et rester infranchissables par les « pensionnaires » du camp. Car on l’a voulu ainsi, bien entendu.

Mais, bien sûr, des falaises de granit bien raides, c’est tout de même plus discret et ça fait plus vrai que de véritables murs en béton, n’est-ce pas ?

Gerdhachi- Oui, je saisis : il ne fallait pas que les pensionnaires puissent se poser des questions face à une construction monumentale et insolite…

Hobbs- Tout à fait d’où l’idée des falaises, le meilleur décor possible en fonction de son objectif.

Gerdhachi- Mais si ces falaises sont infranchissables, pourquoi s’y dirige-t-on ?

Hobbs- Parce qu’au pied de ces falaises, il y a un puits et c’est ce puits que nous cherchons à atteindre…

Gerdhachi- Un seul puits ?

Mais vous connaissez son emplacement précis ?

Ou alors, vous avez un moyen de vous repérer et de vous orienter j’imagine ?

Hobbs- Oui et non : non, je ne connais pas son emplacement précis et oui, je sais comment m’orienter. En gros, il suffit de suivre la direction du soleil car il va se coucher à l’horizon à l’endroit exact où se situe le puits… Simple, hein ?

Gerdhachi- Mais, tout à l’heure, vous disiez qu’on n’y arriverait pas avant la nuit ?

Hobbs- Oui et c’est là que ça se corse : on va connaître la bonne direction à suivre au moment du couchant mais il va falloir passer la nuit sur place… Et ça, ce n’est pas une perspective réjouissante !

Gerdhachi- Pourquoi, il y a des bêtes sauvages qui vont venir nous dévorer ?

Hobbs- Non, rien de tel… Pas de scorpion à craindre ou autre danger naturel… Simplement, il va faire froid.

Gerdhachi- Froid ?

On a du mal à y croire en ce moment !

Hobbs- Oh oui, sous ce cagnard, un peu de froid, on aimerait bien. Mais là, sans aucun abri, je vous garantis qu’on ne va pas beaucoup dormir.

Gerdhachi- Ah ?

Il va vraiment faire si froid que cela ?

Hobbs- Oui, suffisamment pour qu’on soit vraiment inconfortable. Et encore, on n’a pas modélisé cela à l’extrême, je pense que c’est bien pire dans un vrai désert…

Gerdhachi- Eh mais je viens de réaliser qu’on n’a rien à manger ni à boire non plus !

On va devoir tenir combien de temps dans ces conditions ?

Hobbs- Pour ce qui est de manger, rien à craindre avant six jours… Mais boire, il faudra pouvoir le faire dans les 24H00. Sinon, on va s’affaiblir, progressivement. Mais ça ne sera pas trop douloureux, on n’a pas poussé jusque-là. Les systèmes biologiques sont les plus exigeants en ressources, on se contente donc de simuler les développements selon des modèles préétablis.

Gerdhachi- Justement, si vous m’en disiez plus sur le fonctionnement de vos simulis… Ce n’est que la seconde fois que je m’y retrouve et je suis

Toujours stupéfait par la fidélité des sensations : on s’y croit vraiment !

À quel niveau ce situe vos imperfections, s’il y en reste ?

Hobbs- Oh, on a encore beaucoup de chemin à faire pour que tout soit parfait mais c’est vrai que le résultat actuel est déjà impressionnant. Pour le moment, on utilise la technique du « just in sight » : on ne simule visuellement que ce qui est dans le champ de vision d’une entité. Sinon, on se contente juste de calculer les paramètres mais sans avoir à afficher l’évolution, ça économise beaucoup de ressources. S’il fallait absolument tout simuler continuellement, y compris sur le plan visuel, on n’y arriverait pas, pas avec cette définition en tout cas.

Au moment précis du coucher du soleil, Hobbs dessina une flèche sur le sol avec quelques pierres afin de repérer la direction à suivre pour le lendemain. Ensuite, la nuit tombée, les deux compères s’allongèrent afin d’essayer de dormir. Au début, ça allait à peu près mais une fois réveillé par le froid, impossible de se rendormir !

Ils passèrent tous les deux une nuit difficile qui leur paru bien longue. Ils reprirent leur marche dès les premières lueurs de l’aube, trop content de laisser derrière eux cette nuit de cauchemar…

Et, au bout de trois heures de marche supplémentaires, ils étaient enfin aux pieds de la falaise mais le puits n’était pas là. Hobbs était persuadé qu’en longeant la falaise en remontant vers le nord, ils allaient tomber dessus, forcément. Effectivement, le puits n’était pas loin mais invisible à distance : il fallait vraiment être quasiment dessus pour l’apercevoir.

Ce n’était pas un puits traditionnel avec une margelle, un petit abri et un saut au bout d’une manivelle… Non, il s’agissait plutôt d’un gouffre au ras du sol. Même en se mettant au bord, on ne pouvait rien voir car le puits était plus que sombre : complètement obscure. C’était simplement une ouverture circulaire à même le sol, large, profonde et totalement noire. On ne pouvait distinguer la paroi car il semblait que l’obscurité commençait dès la surface. Ce large trou symbolisait facilement l’idée qu’on pouvait se faire du néant.

Hobbs- Bon, c’est bien ici.

Gerdhachi- Et on en censé faire quoi ?

Il faut descendre là-dedans ?

Mais il n’y a même pas d’échelle !

Hobbs- Qui parle de descendre ?

Il faut sauter, tout simplement !

Gerdhachi- Sauter ?

Mais qui sauterait ainsi dans un puits sans fond, un trou aussi noir que profond ?

Hobbs- Justement, c’est ça l’idée : le sas ne doit pas être accueillant afin de décourager d’éventuels visiteurs…

Gerdhachi- Ah là, c’est clair, ce n’est pas encourageant, je vous accorde que vous avez réussi votre coup !

Mais y a pas moyen de faire autrement que de sauter ?

Hobbs- Quoi, vous avez peur ?

Gerdhachi- Mais bien sûr que j’ai peur !

Qu’est-ce que vous croyez, c’est effrayant votre truc là !

Hobbs- Aha, un fier officier des spéciaux, ayant les foies devant un simple trou… J’aurais donc tout vu !

Gerdhachi- Allez-y mollo avant de vous moquer de moi, d’accord ?

Parce que vous, non, pas peur du tout, hein !

Hobbs- Bof, j’ai bien une légère appréhension mais c’est parce que je ne l’ai encore jamais fait… Mais comme je sais à quoi ça sert et ce qu’il y a derrière, ça aide.

Gerdhachi- Mais moi, je ne sais pas ce qu’il y a derrière… Si vous me le disiez, ça pourrait m’aider, OK ?

Hobbs- C’est simple : ce trou n’est rien d’autre que l’interface de liaison entre deux simulis mais, bien sûr, c’est un peu maquillé afin de passer inaperçu et de décourager les curieux, voilà tout.

Gerdhachi- Et quand on saute dedans, il se passe quoi ?

On traverse le miroir et on arrive aux pays des merveilles ?

Hobbs- Ce qui se passe précisément, je n’en sais rien puisque, comme je vous l’ai dit, je ne l’ai encore jamais fait. Mais bon, je suppose qu’on va se retrouver dans un autre décor, point.

Gerdhachi- Mais il faut sauter comment ?

À pieds joints ou façon chute libre ?

Hobbs- Je vois que ça vous fait vraiment fouetter mon puits !

C’est intéressant car ça veut dire que c’est efficace : les curieux ne risquent pas de tenter le coup…

Bon, c’est pas tout ça mais il faudrait y aller maintenant.

Gerdhachi- Comme ça, directement ?

Hobbs- Ben oui. À un moment ou à un autre, il faudra bien faire le grand saut, non ?

Désolé mais je n’ai pas de préparation spéciale à vous proposez… Fermez simplement les yeux, respirez un grand coup et faite un pas en avant, voilà !

Gerdhachi- Oui, je comprends mais bon, on peut s’accorder un moment, non ?

Hobbs- Non, justement. Si on veut se mettre définitivement à l’abri, il ne faut pas perdre de temps. Ici, le temps s’écoule deux fois plus vite « qu’en haut » mais cette marge qu’on avait au départ va finir par s’épuiser. Votre major va comprendre qu’on s’est échappé et il va vouloir agir. Et, dans son cas, agir se résume à débrancher la prise. Dès qu’il va comprendre cela, il va le faire. On n’a donc pas tout le temps devant nous.

En revanche, une fois qu’on sera passé dans l’autre simuli, on sera hors de portée, définitivement. Donc, prenez votre courage à deux mains et suivez-moi… À moins que vous vouliez passer en premier ?

Les deux hommes se regardaient en silence. Ronald Hobbs pouvait lire l’angoisse dans les yeux de Cyrus Gerdhachi et il ne pouvait l’en blâmer. Lui aussi, il lui arrivait d’avoir peur, surtout en présence du major. Ce major que Gerdhachi connaissait si bien. Il reprit la parole, doucement, pour mettre Cyrus en confiance.

Hobbs- Cyrus, je pourrais passer en premier mais ce n’est pas une bonne idée. Que se passera-t-il si vous ne pouviez vous résoudre à vous lancer à votre tour ?

Donc, ce que je vous propose, c’est qu’on se lance en même temps, tous les deux.

Et Ronald lui tendit la main. Pas de façon impérieuse mais d’une façon calme, amicale, patiente… Et Cyrus, quoi qu’hésitant, finit par la serrer. Le profil des deux hommes se détachait face à ce gouffre, l’instant semblait suspendu dans la lumière crue du soleil. Ronald donna une impulsion en sentit que Cyrus ne résistait pas. Les deux corps basculèrent en avant et furent happés par ce néant noir.

Le premier extrait du tome II de « PMC » !

Voici un extrait du chapitre 3 du tome II de « Prévision Maîtrise Contrôle »…
A la fin du tome 1, Vincent et ses camarades se dispersent pour échapper aux poursuites des spéciaux. Vincent et senior décident eux d’aller en 1932 afin de disputer les 24H00 du Mans et, pour cela, vont directement voir J.A. Grégoire (déjà vu dans PDLT) après que Vincent se soit débrouillé pour récupérer la grosse somme d’argent qu’il avait laissé à l’hôtel Lutécia pendant son premier passage (voir PDLT)…

======== début de l’extrait ========

Lundi 23 mai 1932 après-midi, Versailles, garage des chantiers.

Pour Vincent, allez voir J.A. Grégoire dans son garage des chantiers à Versailles avait un goût de déjà-vu plutôt agréable finalement. Pendant sa détention au TP1, il avait eu maintes fois le temps de ressasser cet épisode et il en avait souvent ressenti une certaine nostalgie. De plus, Vincent savait désormais comment prendre le célèbre ingénieur et la conversation avançait rapidement. Heureusement que Vincent avait pris les choses en mains car Sénior restait lui bouche bée d’être devant son ancienne idole, incapable de prononcer le moindre mot devant la fascination de l’instant.

J.A. Grégoire- Participer aux 24H00 du Mans ?
Voilà un projet que je ne peux qu’approuver !
Et je dois vous avouer que, depuis que j’ai été obligé d’arrêter l’aventure Tracta, c’est vraiment ce qui me manque le plus…

Vincent- Alors, vous êtes prêt à nous y aider ?

J.A. Grégoire- Mais de tout mon cœur et de toute mon âme !
D’autant que, en vous y prenant un an à l’avance, vous avez largement le temps de bien préparer votre affaire…

Vincent- Un an à l’avance ?
Mais non !
Nous pensions à la course de cette année bien sûr !

J.A. Grégoire- Oh !
Eh bien mes amis, j’ai bien peur que vous arriviez trop tard : la liste des concurrents est bouclée depuis fin avril déjà. L’ACO a retenu 26 voitures et je doute fort qu’on puisse leur faire accepter un équipage de dernière minute, inutile de compter là-dessus, je les connais trop bien…

Vincent- Admettons qu’on ne puisse s’engager comme concurrent à part entière, soit. Mais il doit bien y avoir moyen de s’insérer dans une équipe déjà engagée, non ?
Comme je vous l’ai dit, l’argent n’est pas un problème pour nous…

J.A. Grégoire- Certes, certes, quand l’argent est là, il peut ouvrir bien des portes… Voyons voir, se pourrait-il que Charles Druck soit intéressé par votre argent, justement ?

Vincent- Qui est ce Charles Druck ?

J.A. Grégoire- Un ami à moi qui a la folie des grandeurs !
Cette année, il a réussi à engager une Bugatti 40 aux 24H00 du Mans mais je sais aussi qu’il est toujours court côté finance… Il est possible que Charles puisse vous accepter à bord finalement… Voulez-vous que je prenne contact avec lui ?

Vincent- Certainement !

J.A. Grégoire se saisit de son téléphone et appela aussitôt Charles Druck. Un premier rendez-vous fut convenu le soir même à l’hôtel Lutécia. Revenu de sa stupeur, Vincent senior prit enfin part à la conversation avec J.A. Grégoire et le bombarda avidement de questions. Vincent lui envoya même quelques coups de pieds sous la table quand senior s’aventurait sur des terrains trop glissants, ne pouvant résister à évoquer des sujets ayant trait à ce qui allait arriver dans le futur.

Lorsqu’il fut temps de rejoindre le Lutécia afin d’être à l’heure pour Charles Druck, ils embarquèrent tous dans la spacieuse Delage de J.A. Grégoire. La discussion avec Druck allait bon train car il s’avérait que l’offre que les trois compères lui proposaient tombait à pic : Druck s’est vite rendu compte que, d’une part, engager une voiture aux 24H00 du Mans coûtait bien plus que prévu et que, d’autre part, son équipier (Lucien Virlouvet) se montrait plutôt réticent à participer au budget comme il était prévu initialement. C’est ainsi que la séance d’entraînement prévue à Monthléry était sans cesse repoussée parce que Virlouvet demandait toujours un délai supplémentaire pour trouver des fonds…

Vincent- Mais cette séance à Monthléry, je peux vous la financer, moi !
S’il s’agit de louer le circuit et de payer deux mécaniciens, ce n’est pas un problème… De plus, cela vous permettra d’évaluer si je suis capable de tenir un volant correctement sur un circuit, par la même occasion.

Affaire conclue !
L’équipe nouvellement constituée promis de se retrouver à Monthléry le samedi 28 mai suivant. Vincent s’assura également de la participation de J.A.Grégoire comme conseiller.

Samedi 28 mai 1932, circuit de Linas-Monthléry.

Bien entendu, Vincent et Vincent senior n’eurent pas besoin d’attendre le samedi et sautèrent directement à la date du rendez-vous pour rejoindre J.A.Grégoire à son garage en ensuite se rendre tous ensemble sur le circuit au sud de Paris.
Charles Druck attendait le trio dans son stand et fit faire les premiers tours à la voiture avant de passer le volant à Vincent après lui avoir expliqué les particularités de la boîte de vitesse… Coiffé d’un serre-tête et muni de la paire de lunettes de Charles, Vincent s’élança sur l’anneau de Monthléry pour la première fois au volant d’une voiture de course. Le circuit loué pour ces essais se limitait à l’anneau de vitesse ponctué des chicanes nord et est. La piste était sèche et le temps était beau, quasiment sans vent ; des conditions idéales pour découvrir la voiture…
Comme prévu, Vincent rentra aux stands au bout de 3 tours pour donner ses premières impressions.

Vincent- La boite, ça va mais ce sont les freins qui m’inquiètent : c’est normal que ça freine aussi peu ?

Charles- Je n’ai rien trouvé d’anormal quand j’ai tourné avec la voiture ce matin… Donc oui, le freinage n’est pas extraordinaire mais suffisant à mon avis…

Vincent- Ah, bien… Tout de même, je m’attendais à ce que l’anneau soit en meilleur état : qu’est-ce que ça cogne au passage des plaques !

Charles- Oh oui et ça se dégrade chaque année !

Vincent repris la piste pour une nouvelle série de tours, toujours sous l’œil inquiet puis intéressé de Charles. Les chronos corrects de Vincent eurent tôt fait de détendre l’atmosphère et Charles Druck semblait soulagé de voir que son futur équipier savait se débrouiller au volant de sa Bugatti.
En fin de matinée, Vincent avait bouclé une vingtaine de tours et l’équipe s’arrêta pour déjeuner. Après avoir échangé encore avec Charles à propos de la voiture, Vincent s’isola avec Vincent senior pour lui faire part de ses impressions…

Senior- Alors, raconte-moi vite !

Vincent- Je ne sais pas par quoi commencer mais je ne te cache pas que je ne suis pas enthousiasmé…

Sn- Qu’est-ce qui ne va pas, la voiture ou le circuit ?

Vt- Le circuit est moche et pas très intéressant mais ce n’est pas grave puisque ce n’est pas ici qu’aura lieu la course… Non, c’est la voiture surtout qui ne va pas !

Sn- Qu’est-ce qu’elle a cette voiture ?

Vt- Déjà, elle est lente !
Je ne sais pas à combien elle monte en pointe mais c’est pas le Pérou, hein !
En plus, vu qu’elle n’accélère pas très fort, il lui faut de la place pour se lancer… Mais il faut déjà freiner vu que les chicanes sont là pour casser la vitesse justement. Ne parlons pas des freins, ce sont tout juste des ralentisseurs : peu puissants et qui surchauffent vite !
La direction est dure, la boite craque à chaque changement de vitesse et l’engagement des rapports n’est pas précis, j’en passe et des pires !

Sn- Ah, il y a pire ?

Vt- Oui, c’est le bruit !
Même si elle se traîne, cette voiture fait un raffut terrible !
Je me demande si c’est supportable pendant 24 heures tout de même…

Sn- Bon, tu sais quoi ?
On va parler de tout cela à J.A. Grégoire… Lui saura nous dire si tout ça est normal ou pas…

Pendant que Charles Druck inspectait la voiture avec son mécanicien, Grégoire avait réservé une table au restaurant du circuit. Le trio se retrouva en terrasse sous un parasol. L’ingénieur Grégoire était également impatient de recueillir les impressions de Vincent et ce dernier modéra un peu ses critiques face à son interlocuteur qualifié…

JAG- Hum, je comprends vos doutes…
Il se trouve que je connais un peu les Bugatti : j’ai eu un modèle 35 avec lequel je faisais des courses de côte avant de créer Tracta avec Pierre Fenaille. Je l’avais allégé au maximum afin d’améliorer ses performances mais là, le règlement des 24H00 empêche Druck de faire de même. De plus, le modèle 40 est un peu la version dégonflée de la 35. Mais cela cadre bien avec une utilisation en endurance car elle est fiable avec son taux de compression et son régime moteur abaissés et elle supporte même le carburant du commerce !
Évidemment, tout cela se paye un peu en performances mais, croyez-moi, au Mans, il faut durer avant tout…
Vous plaignez des freins et c’est normal : je connais bien ces freins à rubans car nous utilisions les mêmes sur nos Tracta et je peux confirmer qu’ils sont plutôt décevants. Bien entendu, vous pouvez vous aider de la boîte de vitesse pour ralentir au moment du rétrogradage mais n’en abusez pas car un surrégime est vite arrivé et il serait fatal au moteur.

Pour le reste, je pense qu’il s’agit d’une bonne voiture avec une bonne tenue de route, comme toutes les Bugatti. Ah, bien sûr, c’est loin de valoir le comportement d’une Tracta !
La première fois que j’ai pu tester une de nos voitures, je suis resté stupéfait par la tenue en virage : même la Bugatti 35 restait loin derrière alors qu’il s’agissait de la référence de l’époque…
Allez, ne vous découragez pas : vous avez fait bonne impression à Charles et je suis persuadé que vous allez former une bonne équipe tous les deux. D’ailleurs, je peux déjà vous annoncer votre programme de cet après-midi : mesure de la consommation maximum.

Vt- C’est-à-dire ?

JAG- Cette fois, vous allez tourner à fond sur l’anneau, sans les chicanes. Les employés du circuit ont eu instructions de retirer les barrières pendant la pause, ça devrait déjà être fait…
Donc, à fond jusqu’à épuisement du réservoir !
C’est seulement ainsi qu’on est certain de mesurer la consommation maximum de la voiture… Une mesure cruciale que vous ne pourrez pas faire au Mans de toute façon. Cela va aussi permettre de mesure la consommation d’huile du moteur et la température maximum au niveau du radiateur. Tout cela est utile et même indispensable. Croyez-moi, une bonne préparation pour une course d’endurance passe aussi par ce type de mesures que trop de concurrents négligent… Bien entendu, ce sera un peu fastidieux mais c’est le prix à payer, n’est-ce pas ?

Et c’est ainsi que se termina la séance d’essais de Vincent au volant de la Bugatti 40 : en panne d’essence sur le versant est de l’anneau de vitesse de Monthléry, à quelques centaines de mètres des stands. Toute l’équipe semblait ravie du déroulement de cette journée de découverte et de préparations. Même Vincent commençait à s’habituer à la Bugatti et son humeur s’améliorait un peu…

Sn- Tout de même, tu réalises que c’est ton baptême du feu au volant d’une voiture de course ?

Vt- Oui et non : dans mon imagination, « voiture de course » rime avec les monoplaces de mon enfance, pas avec une Bugatti qui me semble carrément préhistorique après l’avoir essayé !
Franchement, après ce test, je redoute un peu l’épreuve des 24H00 finalement : je m’aperçois que ça ne va pas être de la tarte en fait… Le freinage, le bruit, les performances faiblardes… Je me demande bien si on va arriver à être compétitif et je ne te cache pas que ça m’inquiète.

Sn- Mais alors, pourquoi avoir choisi cette période pour te lancer dans le grand bain ?

Vt- Quand j’étais retenu au TP1, je rêvais de ce que j’allais pouvoir faire une fois que j’aurais réussi à retrouver ma liberté… Et cette période me revenait toujours à l’esprit !
C’est à ce moment que j’ai réalisé que l’épisode en 1932 restait mon meilleur souvenir de mes premiers voyages dans le temps. De plus, disputer les 24H00 a toujours représenté le but ultime de ma vocation contrariée de pilote de course. Et cette époque est sans doute la dernière où un parfait amateur peut se pointer et disputer la course sans qu’on lui pose trop de questions. Enfin, c’était un moyen de te montrer cette période tout en te permettant de rencontrer J.A. Grégoire et de vivre quelque chose d’excitant avec lui… Bref, tout cela me semblait être la conjonction idéale.

Sn- Eh bien, réjouis-toi, on y est !
Moi je suis ravi d’être là avec toi dans cette aventure un peu folle… Laisse de côté tes doutes et savoure l’instant car, bientôt, fini les vacances, il faudra rejoindre le Colonel et reprendre la lutte.

Vt- Tu as raison, comme d’habitude. En fait, je voudrais quelque chose de parfait alors que ce n’est évidemment pas possible : je me lance dans un truc tête baissée, sans même réaliser ce que je vais vraiment affronter et, après, je me rends compte que ce n’est pas exactement comme ci ou comme ça !
C’est vrai, je me sens un peu stupide là…

Mardi 14 juin 1932, Le Mans, place de la République.

Vincent et Vincent senior sautèrent directement au mardi 14 juin afin de rejoindre Charles Druck au Mans. Les vérifications administratives et techniques de l’épreuve avaient lieu le mardi et les essais débutaient les jours suivants… Grégoire avait promis à Vincent d’intervenir auprès de Charles Faroux, un des organisateurs et un ami de longue date, afin que l’inscription de Vincent soit acceptée sans heurts lors des vérifications administratives. La présence de Vincent lors des vérifications techniques n’était pas nécessaire mais Grégoire avait insisté pour que Vincent y aille tout de même : « c’est important de montrer que vous faites partie de l’équipe et ça commence dès ce stade… ». La Bugatti de Druck se voit finalement attribuer le N°24 (sur 26 participants).

Mercredi matin 15 juin 1932, circuit des 24H00 du Mans.

Le lendemain, place aux choses sérieuses : les premiers essais libres sur le grand circuit des 24H00 !
Comme à Monthléry, c’est Charles Druck qui effectua le premier roulage et, au bout de deux tours, passa le volant à Vincent avec cette simple consigne : « beaucoup de monde sur la piste et beaucoup de poussière, faites attention ! ».
J.A. Grégoire y a été aussi de sa petite consigne avant que Vincent prenne le volant : « Je ne connais pas le nouveau tracé mais il n’est pas très différent de l’ancien à partir de la grande ligne droite… Prenez garde à rester au milieu de la piste lors des premiers tours et augmentez le rythme très progressivement, seulement quand vous vous sentez bien à l’aise… ».
Armé de tous ces conseils, Vincent pris enfin la piste, il entrait pour de vrai dans la légende des 24H00 !

Même Vincent senior était ému, ne sachant plus où donner de la tête pour profiter de chaque miette du spectacle : les voitures qui passaient en hurlant, les mécaniciens affairés le long des stands, les spectateurs justes au dessus, une musique de kiosque qui luttait pour se faire entendre… L’ambiance était déjà intense alors que l’événement commençait tout juste !
Pendant ce temps-là, Vincent se trouvait dans une situation inconfortable : obligé de découvrir le tracé tout en surveillant ses arrières pour laisser passer les voitures plus rapides… Au bout de trois tours, il put enfin commencer à ne plus piloter en regardant par-dessus son épaule et à se concentrer sur les méandres de la piste et aux réactions de la voiture. C’est à ce moment-là que le volontaire posté aux stands de signalisation lui montra le fanion lui signifiant de rentrer aux stands.

Ce retour imprévu était dû à la capote qui n’était pas enveloppée dans sa house mais simplement repliée. Les commissaires avaient exigé que la capote soit présentée en conformité avec sa configuration standard… Lors de cet arrêt, Vincent en profita pour boire et se plaindre la poussière. Il demanda que le pare-brise soit relevé pour se protéger un peu. « Mauvaise idée » avait répondu Charles, « si une pierre vient à le casser, il faudra le remplacer alors que je n’ai pas de rechange pour cette pièce ! ». Vincent retourna au volant dépité.
Charles repris la piste en fin de matinée alors qu’il ne restait qu’un quart d’heure d’essais.
Comme à Monthléry, la pause déjeuner fut l’occasion d’un conciliabule en Vincent, Vincent senior et JAG. Pressé de questions sur ses premières impressions, Vincent fit part de ses surprises…

Vt- Déjà, il faut voir le circuit !
La piste est bombée presque partout et surtout, elle est pleine de poussières. Ci fait qu’on roule continuellement dans un nuage de poussières, c’est gênant pour prendre des repères sûrs. Et du côté de la voiture, ce n’est pas la joie non plus : en ligne droite, elle se dandine, ondule et danse d’un bord à l’autre de la piste… Du coup, sa vitesse de pointe limitée est finalement largement suffisante pour moi !

JAG- En vérité, le circuit est aujourd’hui bien meilleur qu’à mon époque : les sections bitumées sont bien plus nombreuses mais elles sont toutes neuves et c’est sans doute pour cela qu’elles sont encore pleines de poussières. De plus, comme les organisateurs ont voulu tester plusieurs types de surfaces, les différences de revêtements ajoute encore à cette situation mais je pense que ça va aller en s’améliorant. Et, croyez-moi, mieux vaut avoir de la poussière que de la pluie au Mans !
Vous avez tourné en à peine plus de 7 minutes pour vos meilleurs chronos… Je peux vous dire que c’est plutôt encourageant pour un début !
Le fait que la voiture n’a pas une très bonne tenue de cap va s’améliorer au fur et à mesure que vos pneus vont s’user car ils sont tout neuf, ils viennent d’être montés. Vous allez voir, tout cela va se mettre en place progressivement : vos chronos vont s’améliorer au fur et à mesure de votre habitude de la piste et, bientôt, vous ne penserez même plus aux dandinements de la Bugatti !

Vt- Oui mais il y a beaucoup de voitures plus rapides, en particulières les Alfa Roméo. Mais finalement, les voitures plus lentes me gênent encore plus car il faut trouver un endroit pour les doubler et vu comment la piste est étroite, ce n’est vraiment pas évident !

JAG- Les essais reprennent cet après-midi et là, il s’agit d’une séance qualificative, il vaut mieux que vous laissiez rouler Charles qui est encore un peu plus rapide que vous.
En revanche, demain soir il y a la seconde séance d’essais libres et là, c’est du sérieux !
Vous allez pouvoir vous rendre compte ce que donne le roulage de nuit ici… En fait, ce n’est pas très compliqué sauf à certains endroits où se forment facilement des nappes de brouillards très épaisses, en particulier au petit matin.

Sn- En tout cas, l’ambiance est déjà formidable !
Et sais-tu qui j’ai rencontré ce matin grâce à l’ingénieur ?
Gabriel Voisin, rien de moins !

JAG- Oui, je connais beaucoup de monde ici et Voisin est un de mes amis. Le célèbre constructeur n’était jamais avare d’un encouragement ou même d’un coup de main quand j’engageais Tracta ici…

Vt- Et la course ne vous manque pas ?

JAG- Oui et non. En fait, quand nous allions au Mans, je devais m’occuper de tout, un capitaine d’équipe en quelque sorte… Cette suractivité enlevait une grande part du plaisir de rouler. De plus, c’est en me frottant à des vrais pilotes que j’ai réalisés que je n’étais pas aussi doué que je me l’imaginais… Cela aussi m’a un peu coupé l’envie.
À propos, vous roulez en compagnie de sacrées pointures ici, le saviez-vous ?
Raymond Sommer fait partie de l’écurie qui engage les Alfa et il faut le voir en piste !
Si sa voiture supporte le traitement qu’il va lui faire subir, c’est évident qu’il va survoler la course… Mais, justement, le Mans, ce n’est pas une course de sprint. Je sais que c’est difficile à intégrer mais il faut à tout prix ménager sa voiture pour être à l’arrivée, il n’y a que cela qui compte.

Vincent pu reprendre le volant de la Bugatti en fin d’après-midi après que Charles soit en mesure de signer un chrono satisfaisant. Le soleil était encore haut dans le ciel et l’activité battait son plein sur la piste et à l’intérieur de l’enceinte. Suivons Vincent pendant un tour complet à bord de la Bugatti.

Tout de suite après la ligne droite des stands, le circuit prend à droite pour une longue courbe en montée qui matérialise la nouvelle section inaugurée cette année. En haut de cette longue courbe prise en 3ème, la Bugatti passe sous une passerelle en bois bardée de publicités pour les bougies Champion. Tout de suite après, la piste descend vers un enchaînement, ce qui permet de passer la 4ème brièvement avant de reprendre la 3ème pour un premier virage à gauche suivit d’un autre à droite. Ce « S » est bordé de talus abrupts qui font penser à une tranchée. Il y a une bosse en sortie et une autre passerelle « Champion » avant le virage à droite dit « du Tertre rouge ». Ce virage, pris en seconde débouche sur la grande ligne droite du circuit du Mans, bordée d’arbres et de quelques maisons. Ici, on a le temps de monter les régimes et de passer la 4ème tout en restant bien à droite pour laisser passer les voitures les plus rapides. La Bugatti danse et oscille d’un bord à l’autre. La carrosserie vibre et le moteur donne tellement de la voix qu’on ne peut imaginer qu’on croise seulement à 120 km/h !

À un moment, on prend une légère courbe à droite (qui passe à fond) qui annonce une petite montée : c’est la fin de la grande ligne droite. La descente qui suit nous amène au virage à droite qui permet d’éviter d’entrer dans le village de Mulsanne. C’est un virage lent qu’on prend en seconde et il faut donc rétrograder soigneusement et bien prendre ses distances pour réussir le freinage (et ne pas trop surchauffer les freins… Heureusement, l’entrée du village de Mulsanne peut servir d’échappatoire). Vincent aimerait bien pouvoir passer directement du 4ème rapport au second mais la boite de la Bugatti ne permet pas une pareille excentricité !

Non, il faut recourir au double débrayage systématique et bien décomposer la manœuvre pour ne pas trop faire grincer cet organe…
Après Mulsanne, on a de nouveau une longue section quasiment rectiligne (avec juste deux légères cassures à droite) qui nous emmène vers le fameux virage d’Indianapolis. Ce dernier est en fait précédé par un virage à droite qui enchaîne sur le gauche du nom du circuit américain. Du coup, on procède au freinage en deux parties : d’abord pour le premier virage à droite qu’en enroule sur le 3ème rapport et on rentre la seconde entre les deux pour passer le virage à gauche qui est bien plus lent que le précédent. Une courte ligne droite débouche sur un nouveau virage à droite, encore plus lent qu’Indianapolis, qui permet d’éviter le village d’Arnage.

Après ces enchaînements assez lents, on a de nouveau une portion plus ou moins rectiligne qui monte légèrement et qui débouche sur le fameux S de « maison blanche ». Le S de maison blanche commence par une grande courbe à droite assez rapide qu’on pourrait prendre en quatrième mais, comme il faut tout de suite rétrograder ensuite en 3ème afin de négocier le virage à gauche qui suit, Vincent préfère rétrograder avant et enrouler le tout en 3ème… La première courbe est facilement effacée et cela permet à Vincent de bien rester sur la droite avant de plonger à gauche pour la seconde. Mais, même correctement exécutée, cette manœuvre reste périlleuse car la voiture sort de la seconde courbe au ras du mur de la ferme qui borde la sortie de « maison blanche ». Ici, la Bugatti a même tendance à partir dans une légère dérive qui fait battre le cœur de Vincent plus fort que partout ailleurs…
Après maison blanche, une nouvelle ligne droite permet de rejoindre les stands de ravitaillement et le tour est bouclé.

À la fin de la journée, Vincent fit le point de la situation avec Vincent senior :

Vt- Bon, le positif est que je commence à m’habituer à tout cela. Le négatif, c’est que c’est tout de même bien plus difficile que prévu !

Sn- Mais enfin, tu t’attendais à quoi ?
À une promenade de santé ?
Il s’agit des 24H00 du Mans tout de même !

Vt- Oui, certes. Mais en visant l’édition de 1932, je me disais que la compétition ne serait pas trop relevée et que je pourrais y figurer sans être débordé… Je m’aperçois que ça va bien plus vite que ce à quoi je m’attendais finalement.

Sn- Evidemment, avec Raymond Sommer et Louis Chiron en piste, ça ne peut pas ressembler à une procession religieuse !
Pourtant, je trouve que tu te débrouilles plutôt bien pour un débutant complet… Tu peux être fier de toi en fait !

Vt- Pour le moment, je suis trop concentré sur ce que j’ai à faire pour me lancer des fleurs… Mais j’ai bon espoir pour la suite : si la voiture tient le coup, on ne devrait pas être trop loin.

Jeudi soir 16 juin 1932, circuit des 24H00 du Mans.

Le jeudi, les essais étaient programmés en début de soirée afin de permettre aux concurrents d’affronter les conditions nocturnes. Jusque-là, Vincent est confiant : ces bon débuts de la veille lui ont permis de prendre confiance et il a même hâte de découvrir le tracé de nuit. Mais, une fois au volant, c’est la stupeur : les phares ne portent pas très loin et on ne voit presque rien !
De plus, les cahots secouent tellement la voiture que les ampoules cassent rapidement. Vincent rentre aux stands au ralenti en espérant ne pas se faire percuter par les autres pilotes… JAG trouve la solution : il préconise de monter les phares sur des supports souples afin de neutraliser les vibrations et ainsi, de préserver les ampoules.
Mais le résultat est encore plus mauvais en terme de visibilité : le pinceau des phares tremble tellement qu’il en devient quasiment inutile. Dans ces conditions, Vincent hésite à enchaîner les tours mais Charles Druck insiste : « persévérez, vous allez vous habituer ». Vincent roule mais bien plus lentement que la veille et le moral en prend un coup.
Le vendredi est jour de repos afin de permettre aux concurrents de remettre leurs voitures en état avant le départ. La Bugatti N°24 est créditée du 15ème meilleur temps aux essais qualificatifs grâce au chrono de 6’20 réalisé par Charles Druck lors des essais du mercredi alors que Vincent se contentait d’un chrono en 6’29 considéré comme honorable vu sa faible expérience du tracé et de la voiture.

Samedi matin 17 juin 1932, circuit des 24H00 du Mans.

C’est le grand jour et la foule des grands événements est au rendez-vous : ombrelles, dames avec des coiffes élaborées, messieurs en canotiers, foules populaires dans les tribunes… Tout est réuni pour sentir que le grand moment est proche !
Avant le départ, Charles et Vincent conviennent de se relayer tous les 10 tours, ce qui va représenter entre 1H05 et 1H10 de course (soit une moyenne de 6’30 » au tour à peu près) et de remettre 30 litres d’essence à chaque relais. Un changement de pneus n’est pas prévu mais on a quand même un jeu de roues de rechange en cas de dégâts (pneu crevé ou roue abîmée par un trou). Vincent s’essaye à un changement de roue et ce n’est pas facile : il faut taper au marteau sur un écrou en forme de papillon, c’est lent et pénible.
Le départ est pris par Charles Druck et il boucle le premier tour en 20ème position. Mais, au bout de son premier relais, il est déjà remonté en 17ème position avant de passer le volant à Vincent. Il fait beau et chaud mais l’absence de pluie depuis quelques semaines fait que la piste est toujours très poussiéreuse et qu’un nuage est soulevé en permanence par les concurrents qui le précède ou qui le double. En particulier, les Alfa Roméo (7 d’engagées !).
========= fin de l’extrait ===========

La rédaction du tome II continue et cet extrait va sans doute connaitre des modifications plus ou moins importantes dans les mois qui viennent…

L’impact d’un bon commentaire…

Les commentaires négatifs (sur amazon) ont un impact important sur l’auteur concerné : ça peut vous affecter plus profondément qu’on ne le croit… Mais un commentaire positif est encore plus fort : il va vous regonfler pendant des semaines quand il bien tourné !

Voici quelques exemples de commentaire publiés pour « Perdu dans le temps, tome un & deux » :

beaucoup d’imagination; créatif., 13 août 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Perdu dans le temps, tome 1 (Format Kindle)

J’approuve en parti ce qui a été dit concernant la syntaxe de l’auteur. Je n’approuve pas les critiques concernant l’idée générale; celles-ci me semblent avoir été hatives, sinon gratuitement méchantes. Il y a un réel travail et une réelle recherche dans ce roman, ce qui est plutôt rare chez la plupart des auteurs auto-édités sur Amazon que j’ai pu lire. Un peu de compréhension et de tolérance, s’il vous plait. Barjavel me fait dormir au bout de 10 pages; ce n’est pas pour ça que je suis allé bombarder ses bouquins pour m’en venger! Je comprends qu’il y a des gens qui aiment Barjavel. Enfin, bref…

La critique que j’ai a faire à propos de ce tome 1 de « Perdu dans le temps », c’est que son auteur n’a pas assez « enrobé » son début. La petite calculette qui apparaît dans le tiroir du bureau, et son essai dans les toilettes, ça impressionne difficilement et ça peut décourager, alors que le bouquin est à peine commencé. Il eut fallut, à mon sens, un contexte de début plus riche, et surtout, plus valorisant. Les descriptions de banlieue sont à la fois trop familières et précises pour le lecteur qui n’y ai jamais allé, et puis, ces détails n’apportent rien à l’histoire de toute façon. Mais bon, nous avons chacun nos exigences et nos préférences; le début de « Les Hommes qui n’aimaient pas les femmes », par Stieg Larson, m’avait rudement ennuyé… et j’ai dû m’accrocher pendant plus de cinquante pages ponctuées de noms vraiment pas faciles à retenir avant de pouvoir apprécier le récit.

L’auteur de « Perdu dans le temps » apporte à la SF d’aujourd’hui (qui est décidément devenue aussi pauvre qu’infantile, globalement) un peu d’innovation, et de sérieux aussi dans la recherche qui précède l’écriture. Le fantastique, ça ne veut pas dire qu’on peut écrire n’importe quoi et que ça ira bien comme ça… puisque c’est de l’imaginaire. Philip K. Dick délirait pas mal, mais il ne faisait pas de fausses notes.

Ma conclusion est qu’Alain Lefebvre est un bon auteur de SF, un de ces rares là qui partent d’une vraie idée, mais qu’il lui manque encore ce que les autres qui n’en ont aucune utilisent à défaut: un bel enrobage. C’est juste pour cette dernière raison que je ne lui ai donné que quatre étoiles; la trame du récit et l’imagination qui la caractérise en valent cinq.

Une histoire originale sur le voyage dans le temps, 26 octobre 2011
Par
Rodolphe Galy-dejean (Paris, France) – Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Perdu dans le temps, tome 1 (Format Kindle)

Sur le voyage dans le temps, je pensais avoir tout lu. Et bien non ! L’intrigue et les hypothèses d’Alain Lefebvre sont aussi inédites que palpitantes. Vincent Tria, le héros du livre, se trouve confronté à des règles qu’aucun voyageur spatio-temporel n’a encore eu à gérer. Par exemple, la rencontre avec son propre clone temporel est un sujet qui a été traité plusieurs fois. Dans « Retour vers le futur », Jennifer et Biff rencontrent leur double. Dans « L’armée des douze singes », un enfant observe la scène de sa propre mort. Dans « Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban », il paraît que de nombreux voyageurs temporels se sont croisés eux-mêmes ‘ et se sont tués. Mais ces rencontres étaient incidentes et fortuites. Dans « Perdu dans le temps » en revanche, Vincent va délibérément chercher à rencontrer son autre lui-même. Pourquoi faire ? Que va t-il se passer ? Pour le savoir, il vous suffit de vous téléporter dans l’un de vos possibles futurs, celui dans lequel vous aurez lu « Perdu dans le temps ».

Je recommande., 13 août 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Perdu dans le temps, tome 2 (Format Kindle)

J’avais déja lu le tome I, mais je n’avais rien écrit dessus. Cette critique vaut donc pour les deux.
D’emblée, le tome 2 est mieux écrit et mieux présenté que le tome I (à moins que quelque chose ai été fait depuis). Ce qui me plait avec Alain Lefebvre, c’est qu’il est évident qu’il est lui-même passionné par son propre récit, ça se sent. Je veux dire qu’il n’écrit pas le plus vite possible pour faire du business et puis c’est tout. C’est ce qui manque, maintenant, chez les auteurs auto-édités français. Il y a trop de critiques positives dytirambiques pour un travail bâclé chez les autres.
Deuxième point fort, Alain Lefebvre étaye ses récits d’une solide recherche, qui se voit aussi. Il est un des pionniers de l’auto-édition sur Kindle, j’avais déja vu ses livres il y a déja plusieurs années sur Amazon.com, et il a même été mentionné sur le site des Editions Neuchateloises comme le tout premier auteur français auto-édité chez Amazon (j’achète quelques uns de leurs bouquins aussi).
Cet auteur apporte un peu d’air pur à l’auto-édition sur Kindle, et je le mentione pour l’encourager à continuer, ce qu’il a l’air de faire.
L’idée et les idées que l’on trouve dans Perdu dans le temps en font un bon récit de SF.

Encore plus prenant que le tome 1, 6 août 2012
Achat authentifié par Amazon(De quoi s’agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Perdu dans le temps, tome 2 (Format Kindle)

J’ai aimé le tome 1, j’ai adoré le tome 2 ! L’histoire s’étoffe, on commence à comprendre ce qui se passe et je trouve l’idée qui est derrière le voyage dans le temps tel que le vit dans le livre tout simplement géniale !

J’attends déjà le troisième tome 🙂

quel plaisir !, 25 mai 2012
Achat authentifié par Amazon(De quoi s’agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Perdu dans le temps, tome 2 (Format Kindle)

En effet, à la lecture du tome 1 j’étais déjà très heureux.
La lecture du tome 2, quoique qu’un peu différent dans le style comme le précisent certains des commentaires ici, ne m’a laissé qu’une envie de dévorer le tome 3 !!!
Bravo à l’auteur en tout cas.
Pascal