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Galerie de portraits : l’ensemble des personnages de PMC !

Voici l’ensemble des personnages importants (principaux et secondaires). Mais, tout d’abord, un peu de contexte pour comprendre les éléments qui structurent la saga PMC : cette fois, Vincent est entouré de nouveaux compagnons et il se retrouve prisonnier de Don Vesco, obligé d’accomplir pour lui des missions dans le passé lointain (jusqu’en 1799 !). Mais Vincent veut s’affranchir de l’emprise de l’Organisation, libérer Vincent senior, Laurence et Hélène qui sont retenus en otages et retrouver sa liberté… Pour cela, il doit comprendre quels sont les buts réels de l’organisation de Don Vesco s’il veut vraiment y échapper une bonne fois pour toutes.

En parallèle, on découvre que Vincent et les autres sont enfermés dans une simulation gérée par l’institut PMC (Prévision Maîtrise Contrôle), une société de services privée qui a les grandes branches du gouvernement de l’Union pour clients. Les spéciaux dirigés par le major s’intéresse aussi à PMC…

Vincent Tria
Vincent suit d’abord une formation au camp TP1 (une base perdue au milieu du désert) dirigé par le Colonel. C’est là qu’il y rencontre Simon. Après ce stage peu ordinaire, Vincent enchaine les missions dans le passé avec Simon. C’est ains qu’il croise Abel.

Vincent senior
Non content d’avoir réussi à cueillir Vincent, Don Vesco a également enlevé Vincent senior, Hélène et Laurence afin de faire pression sur Vincent et les retiens prisonniers au camp CP8 (une prison à ciel ouvert, elle aussi en plein désert comme le TP1). Senior veut rejoindre Vincent afin de l’aider dans sa quête : comprendre où ils sont tombés, qui tirent les ficelles, pourquoi et, enfin, retrouver pour de bon leur liberté.

Le Colonel
Surnommé « mister rigide » (devinez pourquoi !), il dirige le TP1 d’une main de fer. Obéissant à Don Vesco, le Colonel cache ses doutes sur l’organisation et mène sa propre enquête en secret. Lui aussi se considère comme un prisonnier au TP1 et lui aussi veut apprendre la vérité pour en sortir, pour de bon.

Capestan
C’est le régisseur du TP1 et du CP8. Il est sous les ordres du Colonel. Efficace mais peu apprécié (même le Colonel n’est pas un fan) à cause de son attitude de « vicieux assumé »…

Simon Garfunkel
Prisonnier stagiaire comme Vincent, Simon est un petit gars timide qui veut juste vivre sa vie tranquillement. Il va coller aux basques de Vincent, tremblant de l’audace de ce dernier mais reconnaissant à chaque fois qu’il lui sauve la mise…

Abel Braun
Abel est un « contrôleur » chargé d’évaluer les stagiaires lors de leur mission-test. Il donne un coup de main à Vincent et à Simon à Tarente et leur révèle qu’il veut lui aussi échapper à l’organisation. les trois hommes deviennent complices.

April Horn
C’est une permanente qui gère les expériences publicitaires menées sur les habitants de la ville de Tylerton pour le compte du groupe OMI. Elle remarqua aussitôt les deux Vincent qui ne faisaient pas partie de son « paysage habituel ».

Uwe Topper
C’est un historien allemand qui s’est spécialisé dans les anomalies de l’Histoire. Cette spécialité l’a signalé aux yeux de Don Vesco qui a voulu qu’il soit éliminé. Mais le Colonel l’a sauvé… Pourquoi ?

Ronald Hobbs
C’est le directeur et fondateur de l’institut PMC. Il est le pionnier dans le domaine des simulis avec Didier Carron mais, au contraire de ce dernier, il a préféré créer sa boite et se lancer dans les affaires. Il s’est retrouvé impliqué dans un accident de transfert qui a été étouffé par l’armée (son client dans cette opération). Ronald se consacre corps et âme à PMC et il s’est dédoublé pour être présent en permanence dans le simuli : en effet, Don Vesco est le « Doppelgänger » de Hobbs !

Don Vesco
C’est le double de Hobbs mais pas seulement. En se dédoublant afin de pouvoir rester en permanence dans le simuli, Don Vesco s’est trouvé une personnalité propre. Tout aussi froid que Hobbs mais plus sémillant (non, ce n’est pas antinomique !), Don Vesco semble particulièrement apprécier de tirer les ficelles dans l’univers virtuel !

Pierre Dupasquier
Un des scientifiques de la clinique de l’EPFL. Il a eu la malchance d’être choisi par Gerdhachi quand Hobbs lui a demandé d’assommer un type au hasard afin de lui dérober son marqueur (le dispositif qui permet de déclencher le retour dans le monde réel…). Pierre est l’époux d’Anne-Marie.

Lieutenant Cyrus Gerdhachi
Le lieutenant Gerdhachi s’est fait démasquer par le major (alors qu’il complotait avec Pajera pour informer le président des intentions de meurtre du major…). Il s’est enfui dans les simulis en suivant Hobbs. Lui aussi est remonté à la surface, après Hobbs, en utilisant le corps de Laurent Bertin. Une fois de retour dans le monde réel, il s’est empressé de rencontrer Pajera à Bruxelles afin de reprendre l’offensive contre le major…

Laurent Bertin
Avec Pierre Dupasquier, c’est l’autre victime de la nécessité de retour à la surface pour le duo Hobbs-Gerdhachi. Bertin est un des adjoints de Didier Carron, le boss de l’EPFL.

Bernard Bousson
Le bras droit de Hobbs à PMC. Il déteste aller dans les simulis car cela lui fait peur…

Anne-Marie Dupasquier
Épouse frustrée de Pierre Dupasquier (qui ne pensait qu’à son travail sur le simuli de l’EPFL), Anne-Marie ne s’est pas laissée abuser bien longtemps par Hobbs : elle comprit rapidement que cet homme n’était pas son mari même s’il en avait l’apparence physique. Elle s’est tout de suite prise au jeu et s’efforce depuis d’aider Hobbs et Gerdhachi dans leur lutte.

Didier Carron
Le patron des simulations de l’EPFL ne s’attendait pas à être réquisitionné par les spéciaux afin de suppléer à la disparition de Ronald Hobbs et de devoir gérer PMC à sa place. Carron obéit aux spéciaux, tout en essayant de ne pas perdre le fil sur ce qui se passe à l’EPFL grâce à Stéphane Disier (son jeune collaborateur toujours à Lausanne lui) qui lui téléphone régulièrement afin de l’informer de ce qui se passe sur le campus…

Felice Pajera
Pajera travaille à l’administration centrale et c’est comme cela qu’il s’est trouvé au contact de Hobbs à propos de PMC… Une rencontre qu’il n’est pas prêt d’oublier !
Après l’assassinat du président Harriman et la disparition de Gerdhachi, Pajera s’est tenu tranquille en espérant que les spéciaux ne remonteraient pas jusqu’à lui…

Le premier secrétaire de l’Union
Ce politicien falot se retrouva propulsé à la tête de l’État suite au meurtre du président Harriman… Mais ça ne dura pas, car le major lui prit cette place convoitée vite fait, bien fait !
Depuis, il attend de voir comment les choses tournent… Il va justement pouvoir revenir dans le jeu grâce à l’efficacité et la détermination de sa chef de cabinet (Florence Richelieu).

Le major Rouhier
C’est le redoutable chef des spéciaux, les services secrets de l’Union. Le major est un personnage retors et sans scrupule. Il est prêt à tout pour préserver les spéciaux et accroitre leur pouvoir. Il ne laisse rien au hasard et n’a confiance en personne.
Lorsqu’il découvre PMC et son potentiel, il décide de se l’approprier et place Gerdhachi à l’intérieur pour surveiller Hobbs et Bousson.

Mercure
Être devenu le complice et l’exécutant du major dans le cadre de l’assassinat du président Harriman lui a valu une grosse promotion : le major fait appel à lui tout le temps désormais !
C’est l’homme de main du major. Il lui obéi aveuglément.

Hector
Encore un collaborateur du major appelé à jouer le rôle d’homme à tout faire… Vous verrez vite pourquoi !

Richard Neveux
Un scientifique de la clinique. Ambitieux, Neveux ne perd pas une seconde pour profiter de l’absence de Didier Carron. Ayant eu la chance de mettre la main sur les Vincent et le Colonel, il en profite pour leur attribuer des missions spéciales (dans le passé) de son cru avec l’aide de son assistant, Patrick Bachelard.

Florence Richelieu
C’est le bras droit du premier secrétaire. Ambitieuse, énergique et pleine de ressources (et d’astuce), c’est elle qui mène la danse au palais de l’Union.

Bob Penske
C’est le chargé d’affaires américain. Derrière ce titre banal (qui est en fait une couverture), Bob est le chef de l’agence de renseignements américaine en Belgique. Bref, un espion, le genre de type contre lequel lutte le major depuis toujours…

Pete Donohue
C’est le chef du service actions des américains. Il est sous les ordres de Bob Penske.

Argo
Il est chargé de la protection rapprochée du major. Son obsession du détail lui fait imaginer des solutions pour tout. Rigide comme le Colonel et parano comme son patron, ce n’est pas quelqu’un avec qui il est facile de travailler, comme Florence va s’en apercevoir !

Le dernier volume de la saga, « PMC T3 : sus au major ! », enfin publié !

Ce troisième et dernier volet de PMC permet de conclure cette saga. Enfin, la vérité est révélée sur les intrigues du major, la situation finale de Vincent et de ses compagnons, ainsi que sur le double jeu de Don Vesco…

À la fin du tome I, nous en étions restés à l’évasion du TP1 par Vincent et ses complices. Le major Rouhier veut toujours assassiner le président Harriman et a donné le feu vert à ses hommes d’action selon les plans établis par ses « tacticiens ». Le tome II se terminait avec la cavale de Hobbs et Gerdhachi qui étaient passés par les simulis pour échapper au major. Vincent et ses compagnons allaient de découvertes en surprises en arrivant à la « clinique » de l’EPFL…

Cette fois, l’intrigue va se précipiter :

  • Comment les opposants au major vont-ils essayer de se débarrasser de lui ?
  • Comment le major va-t-il contrer ces attaques et tenter de renforcer sa position ?
  • Comment Vincent et ses compagnons vont-ils faire pour résoudre les multiples énigmes qui surgissent devant eux dans les nouveaux simulis qu’ils découvrent ?
  • Don Vesco va-t-il réussir, une fois de plus, à retourner la situation à son avantage ?
  • Hobbs et Gerdhachi vont-ils parvenir à retrouver leurs situations en complotant à Bruxelles ?
  • C’est à toutes ces questions et d’autres encore que le tome 3 apporte des réponses et un dénouement inattendu.
version kindle

Voici la couverture de la version pour Kindle.

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Et voici celle de la version papier…

Vous pouvez déjà trouver la version Kindle ici et la version papier là…

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Tout au long de ces livres, j’ai essayé de traiter, à ma manière, le sujet classique de la science-fiction, le voyage dans le temps, mais aussi un sujet plus neuf et qui va prendre une importance considérable dans les temps à venir : la simulation.

Si vous pensez que ma vision est exagérée et que j’anticipe bien trop les progrès de l’informatique pour que des simulations « totales » comme les simulis voient le jour à plus ou moins long terme, je réponds : vous n’avez encore rien vu !

En effet, les progrès de l’informatique que l’on connait depuis des décennies ne vont pas ralentir (en dépit de l’inévitable fin de la loi de Moore). L’accroissement des capacités des ordinateurs va se poursuivre et atteindre des horizons que nous ne pouvons même pas imaginer aujourd’hui, vu comment nous sommes encore trop souvent coincés par ces limites. En revanche, les progrès des logiciels, les vrais progrès, se révèlent déjà et se révéleront beaucoup plus difficiles. Et c’est pour cela que des techniques « d’hybridation » vont être utilisées à outrance dans les simulis : le recours à des consciences humaines va se généraliser, afin d’améliorer radicalement le comportement des entités présentes dans les simulis et leur permettre d’être autonomes, avec un comportement « réaliste ».

Le livre pose aussi la question (en fait, seulement avec la révélation finale) des effets de « l’explosion de l’intelligence » (le phénomène de singularité mis souvent en avant quand on évoque les développements futurs de l’intelligence artificielle).

Résumé de la situation à la fin du tome II de PMC…

Avant d’attaquer ce troisième tome, je suis sûr qu’une petite remise en contexte ne sera pas de trop !

À la fin du tome I, nous en étions restés à l’évasion du TP1 par Vincent et ses complices. Le major Rouhier veut toujours assassiner le président Harriman et a donné le feu vert à ses hommes d’action selon les plans établis par ses « tacticiens ».

Le tome II se terminait avec la cavale de Hobbs et Gerdhachi qui étaient passés par les simulis pour échapper au major. Vincent et ses compagnons allaient de découvertes en surprises en arrivant à la « clinique » de l’EPFL…

Pour compléter ce tour d’horizon, je vous propose de passer en revue tous les personnages du tome II et leur situation au début de ce livre. Nous finirons par les nouveaux personnages du tome III, sans (trop) dévoiler l’intrigue à venir !

Vincent Tria & senior

Vincent et ses compagnons se sont lancés à la poursuite de Don Vesco suite à l’embuscade dont ils ont été victimes, et qui a été fatale à Abel et Simon. En suivant Don Vesco à la trace, ils sont finalement arrivés dans le simuli de l’EPFL et sont tombés sur la « clinique ». À partir de là, pour explorer les environs, Vincent et senior sont passés par le simuli Ogilvy, ont vu Tylerton et ont rencontré April Horn.

Le Colonel

Lui aussi s’est lancé à la poursuite de Don Vesco et, comme Vincent, il est tombé sur la « clinique » de l’EPFL. Avec Topper, il y a rencontré des scientifiques comme Guillaume Hoche qui lui ont tenu des propos bizarres… Lui aussi a été très affecté par la perte d’Abel et de Simon et il en veut beaucoup à Don Vesco pour cela, surtout quand celui-ci lui échappe une fois de plus en utilisant une ruse à sa façon.

Capestan

Le régisseur du TP1 a été éliminé par le Colonel (avec l’aide de Simon qui servait d’appât involontaire à cette occasion). On ne le reverra pas.

Simon Garfunkel & Abel Braun

Tragiquement disparus lors d’une embuscade menée par les spéciaux (Héraclès, Hector, Persée et Achille) sous la direction malheureuse de Don Vesco (qui ne s’attendait pas à ce que le piège pour capturer les fuyards tourne ainsi à la tragédie).

April Horn

C’est une permanente qui gère les expériences publicitaires menées sur les habitants de la ville de Tylerton pour le compte du groupe OMI. Elle remarqua aussitôt les deux Vincent qui ne faisaient pas partie de son « paysage habituel ».

Uwe Topper

Notre historien va de surprise en surprise dans ces aventures un peu remuantes pour lui !

Avec le Colonel, il s’est intéressé de près à la clinique de l’EPFL. Et c’est lors de ses échanges avec Hoche et un autre qu’il a cru comprendre la vérité : ils vivent au sein d’une simulation !

Cette révélation s’est avérée insupportable pour Topper qui craqua après l’avoir rapportée à ses compagnons d’infortune (le Colonel et les Vincent).

Ronald Hobbs

Le directeur et fondateur de PMC s’est enfui dans les simulis avec Gerdhachi afin d’échapper au sort que lui réservait le major. Hobbs permit d’arriver jusqu’au simuli de l’EPFL et de remonter à la surface, lui-même dans le corps de Pierre Dupasquier. À la suite de ce « retour dans le monde réel », Ronald est tombé sous le charme d’Anne-Marie, l’épouse légitime.

Pierre Dupasquier

Un des scientifiques de la clinique de l’EPFL. Il a eu la malchance d’être choisi par Gerdhachi quand Hobbs lui a demandé d’assommer un type au hasard afin de lui dérober son marqueur (le dispositif qui permet de déclencher le retour dans le monde réel…). Pierre est l’époux d’Anne-Marie.

Lieutenant Cyrus Gerdhachi

Le lieutenant Gerdhachi s’est fait démasquer par le major (alors qu’il complotait avec Pajera pour informer le président des intentions de meurtre du major…). Il s’est enfui dans les simulis en suivant Hobbs. Lui aussi est remonté à la surface, après Hobbs, en utilisant le corps de Laurent Bertin. Une fois de retour dans le monde réel, il s’est empressé de rencontrer Pajera à Bruxelles afin de reprendre l’offensive contre le major…

Laurent Bertin

Avec Pierre Dupasquier, c’est l’autre victime de la nécessité de retour à la surface pour le duo Hobbs-Gerdhachi. Bertin est un des adjoints de Didier Carron, le boss de l’EPFL.

Bernard Bousson

Le bras droit de Hobbs à PMC était déjà en mauvaise posture à la fin du tome I : interrogé de façon musclée par Abel, Bernard était revenu très perturbé du simuli et avait été hospitalisé en état de choc. Mais ses malheurs ont continué : les spéciaux l’ont interrogé à leur tour (et avec leur douceur habituelle…) et Bernard a été obligé de collaborer avec Mercure, même s’il ne savait rien sur la fuite de son patron…

Anne-Marie Dupasquier

Épouse frustrée de Pierre Dupasquier (qui ne pensait qu’à son travail sur le simuli de l’EPFL), Anne-Marie ne s’est pas laissée abuser bien longtemps par Hobbs : elle comprit rapidement que cet homme n’était pas son mari même s’il en avait l’apparence physique. Elle s’est tout de suite prise au jeu et s’efforce depuis d’aider Hobbs et Gerdhachi dans leur lutte.

Don Vesco

Don Vesco est passé de chasseur à proie rapidement dans le tome II !

Mais il en faut plus à notre sémillant manipulateur pour perdre la main. Il s’est débarrassé du Colonel avec facilité et retrouva Gerdhachi au fond de la clinique. Puis il fit le point avec Hobbs (son alter ego) alors que ce dernier (occupant à ce moment-là le corps de Pierre Dupasquier et donc apparaissant ainsi à ses deux complices) venait chercher le lieutenant pour remonter avec lui à la surface. Don Vesco aida alors Gerdhachi à piéger Laurent Bertin afin que le lieutenant puisse disposer d’un corps pour sa « remontée à la surface ». Ensuite Don Vesco s’est lancé dans l’exploration des simulis voisins.

Didier Carron

Le patron des simulations de l’EPFL ne s’attendait pas à être réquisitionné par les spéciaux afin de suppléer à la disparition de Ronald Hobbs et de devoir gérer PMC à sa place. Carron obéit aux spéciaux, tout en essayant de ne pas perdre le fil sur ce qui se passe à l’EPFL grâce à Stéphane Disier (son jeune collaborateur toujours à Lausanne lui) qui lui téléphone régulièrement afin de l’informer de ce qui se passe sur le campus…

Felice Pajera

Après l’assassinat du président Harriman et la disparition de Gerdhachi, Pajera s’est tenu tranquille en espérant que les spéciaux ne remonteraient pas jusqu’à lui… Quelle ne fut pas sa surprise quand le lieutenant prit de nouveau contact avec lui par leur canal secret !

Il a eu un peu de mal à accepter le retour de Gerdhachi sous les traits de Laurent Bertin (on peut le comprendre !) mais, une fois la stupeur passée, il accepta (non sans réticence) de reprendre la lutte contre le major…

Le premier secrétaire de l’Union

Ce politicien falot se retrouva propulsé à la tête de l’État suite au meurtre du président Harriman… Mais ça ne dura pas, car le major lui prit cette place convoitée vite fait, bien fait !

Depuis, il attend de voir comment les choses tournent… Il va justement pouvoir revenir dans le jeu grâce à l’efficacité et la détermination de sa chef de cabinet (Florence Richelieu).

Le major Rouhier

Le redoutable chef des spéciaux est au sommet !

Il contrôle l’appareil d’État et a même l’armée dans sa poche grâce à la complicité du général Féraud (que le major fait chanter à cause d’une vieille histoire apprise lors de l’élimination de l’associé de Hobbs à PMC : Frank Van de Poele). Mais, en bon parano, le major n’est pas tout à fait tranquille, car Gerdhachi et Hobbs ont réussi à lui échapper. Le major ne supporte pas les traitres et ne comprend pas pourquoi ses services peinent à mettre la main sur ces fuyards sans moyens. Le fait que tout se passe dans les simulis ne l’aide pas et, en désespoir de cause, il a fait venir Didier Carron pour remettre de l’ordre à PMC. La vérité est que la major est très fâché par ce contretemps, car il sait bien qu’il joue gros avec son coup d’État : la moindre menace peut tout remettre en cause et il craint par-dessus tout le grain de sable anodin qui viendrait tout chambouler…

Mercure

Être devenu le complice et l’exécutant du major dans le cadre de l’assassinat du président Harriman lui a valu une grosse promotion : le major fait appel à lui tout le temps désormais !

Ce n’est pas pour autant que la vie est devenue facile, surtout avec ces techniciens de PMC qui ne sont pas très coopératifs (Mercure a mené l’interrogatoire de Bernard Bousson et tente de contrôler les actions de Didier Carron). Mercure est allé dans le simuli de PMC pour mettre les tacticiens (Héraclès, Hector, Persée et Achille) à la poursuite de Don Vesco mais sans grand résultat, pour le moment…

Les nouveaux personnages qui vont apparaitre dans ce tome III :

Hector

Encore un collaborateur du major appelé à jouer le rôle d’homme à tout faire… Vous verrez vite pourquoi !

Richard Neveux

Un scientifique de la clinique. Ambitieux, Neveux ne perd pas une seconde pour profiter de l’absence de Didier Carron. Ayant eu la chance de mettre la main sur les Vincent et le Colonel, il en profite pour leur attribuer des missions spéciales (dans le passé) de son cru avec l’aide de son assistant, Patrick Bachelard.

Florence Richelieu

C’est le bras droit du premier secrétaire. Ambitieuse, énergique et pleine de ressources (et d’astuce), c’est elle qui mène la danse au palais de l’Union.

Bob Penske

C’est le chargé d’affaires américain. Derrière ce titre banal (qui est en fait une couverture), Bob est le chef de l’agence de renseignements américaine en Belgique. Bref, un espion, le genre de type contre lequel lutte le major depuis toujours…

Pete Donohue

C’est le chef du service actions des américains. Il est sous les ordres de Bob Penske.

Argo

Il est chargé de la protection rapprochée du major. Son obsession du détail lui fait imaginer des solutions pour tout. Rigide comme le Colonel et parano comme son patron, ce n’est pas quelqu’un avec qui il est facile de travailler, comme Florence va s’en apercevoir !

Un extrait du tome III pour vous faire patienter…

Le tome III de PMC est en cours de rédaction. J’en suis au chapitre 12 (sur 15 prévus) et ça avance plus ou moins bien : très bien certaines semaines, pas du tout quelquefois !

Mais, en attendant de pouvoir vous annoncer que le T3 est enfin terminé et en cours de corrections, voilà déjà un extrait conséquent (deux chapitres quand même !) afin de vous faire patienter. J’ai choisi cet extrait soigneusement : il ne révèle rien de l’intrigue du T3… Aha, je ne vais pas me spoiler tout de même !

Allez, trêve de bavardage, voici l’extrait (vierge de toute correction, ça pique un peu les yeux sans doute ça et là…) :

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V. Le projet fou

Espace CR5, date inconnue

Vincent, sénior et le colonel se sont installé à la « clinique » à l’invitation de Richard Neveux et ce dernier a promis de prendre soin de Topper qui a sa chambre individuelle où, allongé sur un lit, il regarde fixement le plafond sans jamais dire un mot…

Nos trois compagnons se retrouvent dans le bureau de Neveux où ce dernier veut les entretenir des dernières nouvelles  les concernant et de son projet :

Neveux- J’ai commencé mon enquête et je pense que votre histoire trouve son origine dans un incident qui a concerné l’institut PMC il y a deux ans…

Senior- L’institut PMC ?

Ce nom ne nous dit rien…

Neveux- C’est normal et le contraire serait étonnant. Mais, en surface, c’est bien PMC qui héberge le simuli d’où vous venez.

Colonel- Et cet incident, de quoi s’agit-il ?

Neveux- Ce n’est pas très clair, ce ne sont que des rumeurs, mais nous en avons eu l’écho, car le créateur de PMC vient de chez nous… En tout cas, j’ai une piste à creuser et je serais bientôt en mesure de vous en dire plus, comme promis !

Vincent Tria- Et c’est seulement pour nous dire cela que vous êtes si content de vous ?

Des rumeurs sur lesquelles vous ne savez rien ou presque ?

Senior- Vincent, voyons… Monsieur Neveux a tenu sa promesse sur Topper tout de même…

Neveux- Laissez, c’est normal. Je n’ai pas encore grand-chose, c’est vrai. Mais j’ai une piste et si vous me laissez un peu de temps, je suis sûr d’arriver à apprendre ce qui vous est arrivé.

Colonel- Et en attendant ?

Neveux- En attendant, j’aimerais pouvoir profiter de vos talents uniques… Nous avons un projet captivant qui va vous intéresser, j’en suis sûr !

Senior- Un projet captivant… c’est bien présenté, mais de quoi s’agit-il ?

Si vous pouviez nous en dire plus, nous serions sûrement intéressés…

Neveux- Que diriez-vous d’accompagner Jésus pendant ses premiers pas en tant que personnage public ?

Senior- Jésus ?

Vous voulez dire « Jésus de Nazareth » ??

Neveux- Oui, celui-là, le Jésus que tout le monde connait, mais que personne n’a vraiment vu depuis. Grâce à notre projet, nous pouvons le faire revivre et voir comment il se comportait dans son époque, dans son contexte.

Vincent Tria- C’est mission impossible votre histoire !

On ne connait rien de précis sur cette époque et nous encore moins que les spécialistes !

Neveux- Rassurez-vous, je ne vous demande pas de vous transformer en experts du « Jésus historique ». Les spécialistes, nous les avons déjà.

Colonel- Que faudra-t-il faire alors ?

Neveux- Le suivre, comme si vous étiez ses disciples. En fait, nous avons prévu de commencer au moment où Jésus trouve ses deux premiers disciples : les apôtres Philippe et André qui étaient les disciples de Jean le baptiste, mais qui décident de suivre Jésus.

Vincent Tria- Et ça servira à quoi de le suivre comme si on était ses apôtres ?

Quel rôle exact devra-t-on jouer ?

Neveux- Justement, on ne sait pas vraiment, mais on pense que Jésus se conduira plus naturellement s’il est accompagné de vrais transférés plutôt que d’entités artificielles comme lui en fait. Si on veut qu’il croie à son destin, nous devons lui adjoindre des disciples prêts à le suivre, le conseiller et l’encourager, car conscients de la situation plutôt que le flanquer de robots qui vont juste savoir suivre un script. C’est tout le problème de nos recherches actuelles : pour développer des entités crédibles, nous avons besoin de les faire évoluer avec des êtres conscients, pas d’autres entités comme eux.

Senior- Vous dites que vous avez besoin de deux disciples…

Vincent Tria- Oui et nous sommes trois…

Neveux- Oh, je ne veux forcer personne. Je préférerais que vous soyez volontaires, que seuls les plus motivés fassent cette mission. À vous de voir qui préfère « passer son tour »…

Vincent Tria- Et je suis bien certain que vous aurez une mission solo à lui proposer, n’est-ce pas ?

Neveux- Vous êtes perspicace !

Vincent Tria- Cette histoire de Jésus ne m’emballe pas… Si me parliez de la mission solo donc ?

Neveux- Je sens que ça va vous plaire !

Vous m’aviez dit que vous aviez déjà effectué des missions dans le contexte du Premier Empire, si je me souviens bien…

Vincent Tria- Oui, mais une seule !

Neveux- Eh bien, il faudra y retourner et tenter de dissuader l’empereur lui-même de faire les mauvais choix qui vont précipiter sa chute…

Vincent Tria- Rien que cela !

Neveux- Oui mais, quoi qu’il arrive, le résultat de votre mission sera significatif : si vous arrivez à le convaincre, ça nous donne des indications intéressantes sur notre programmation et l’inverse sera tout aussi vrai. Bref, on sera content de vous dans tous les cas… C’est pas l’idéal ?

Vincent Tria- En effet, vu comme cela, ça va me convenir.

Neveux- Bravo !

Alors direction mars 1812 pour vous avec bel uniforme et faux papiers plus vrais que nature… Vous commencerez aux Tuileries, à vous de faire le reste…

Et pour vous deux, le gros morceau : vous allez incarner les apôtres Philippe et André au moment où Jésus quitte Jean le baptiste pour commencer sa propre quête.

On se retrouve ici dans une semaine pour faire le point sur vos progrès.

VI. Rapport de missions

Espace CR5, date inconnue

Vincent, sénior et le colonel sont de nouveau devant Neveux à la « clinique », mais, cette fois, c’est dans une grande salle et Neveux est flanqué d’assistants qui prennent activement des notes au fur et à mesure des récits de nos héros…

Neveux- Vincent, nous allons commencer par vous… Comment ça s’est passé avec notre « empereur » ?

Vincent Tria- Déjà, faut arriver à le rencontrer !

Sans l’intervention de Joséphine, je crois que j’aurais fait chou blanc en fait…

Neveux- Joséphine, l’ex-épouse ?

Elle vous a aidé ?

Vincent Tria- Oh oui et pas qu’un peu !

En fait, Joséphine est encore très présente à cette époque et se mêle de tout… Enfin, de tout ce qui lui reste, car le vrai pouvoir c’est le trio Foucher-Talleyrand-Berthier qui l’ont, chacun dans son domaine.

Bref, je me suis retrouvé dans les couloirs des Tuileries avec mon bel uniforme et mes papiers inutiles… Ceux-ci m’avaient permis d’entrer au palais, mais pour avoir une entrevue avec l’Empereur, il fallait une introduction d’un des membres du trio sinon, il fallait attendre un événement fortuit, mais ça m’aurait pris des semaines.

Foucher est inaccessible, Talleryrand était trop cher pour moi et je n’avais pas un grade suffisant pour intéresser Berthier… Heureusement, je suis tombé sur Joséphine qui semble s’intéresser aux nouveaux venus, ça été ma chance !

J’ai pu convaincre Joséphine que j’étais un devin et que j’avais de grandes révélations à faire sur l’avenir de l’empire. Avec ce que je lui ai déballé sur elle, je l’ai facilement impressionné et elle m’a cru pour le reste. Elle m’a emmené à la Malmaison où l’Empereur devait venir la visiter comme il faisait encore régulièrement. C’est elle qui m’a présenté au grand homme et celui-ci à consenti à m’écouter. Au début, il était très réticent et il fallait les interventions de Joséphine pour que je puisse poursuivre mes avertissements. Puis, il a changé d’attitude et s’est montré intéressé.

Finalement, nous avons parlé pendant des heures.

Neveux- Que lui avez-vous dit ?

Vincent Tria- Je lui ai tout expliqué, tout ce que je savais de la campagne de Russie : la poursuite des Russes avec la Grande Armée, la bataille de Borodino, l’entrée dans Moscou, l’incendie et la sortie de Moscou, la retraite, la Bérézina, la Grande Armée qui part en morceaux, le terrible hiver russe et ainsi de suite.

J’ai fini par comprendre ce qui l’intéressait : pas mes prédictions, mais ce que je pouvais lui dire sur la campagne elle-même. Il me posait des questions sur les lieux, les dates, les événements et il m’a même montré une carte comme si mes renseignements pouvaient quand même l’aider à faire pencher la balance dans son sens.

Quand j’ai réalisé pourquoi il m’écoutait, j’ai essayé de le persuader que c’était sans espoir, que l’histoire était déjà écrite, qu’il ne pouvait pas en sortir vainqueur cette fois.

Neveux- Et ?

Vincent Tria- Ça ne l’a pas impressionné, il m’a dit « Qu’est que vous croyez ? Ça fait des années que j’entends cela ! Si j’avais écouté mes généraux, mes conseillers ou même cette canaille de Talleyrand, je ne serais plus jamais parti en campagne après Austerlitz… Mais je connais bien les Russes et je peux les battre encore une fois ». J’ai eu beau lui faire valoir que, cette fois, ce n’est pas une armée qu’il allait combattre, mais l’immensité russe et son terrible hiver.

Neveux- Bien envoyé !

Vincent Tria- Oh, il en fallait plus pour l’ébranler. Je crois que même si j’avais pu projeter mes visions sur un écran, s’il avait pu voir la débâcle de ses yeux, ça ne l’aurait pas fait changer d’avis…

Neveux- Mais pourquoi ?

Parce qu’il est têtu, obstiné, imbu de sa puissance, persuadé d’avoir raison, que toutes ses victoires précédentes l’ont rendu invincible ?

Vincent Tria- Non, c’est plus simple que cela en fait. Tout ce que je lui ai raconté ne l’a pas fait changer d’avis parce que, fondamentalement, il était persuadé qu’il n’avait pas le choix. Que, envers et contre tout, il devait agir ainsi.

Il me l’a expliqué d’ailleurs. Il m’a dit clairement « Parce que vous croyez que j’ai le choix ? Mais si je ne fais rien, ils vont tous se retourner contre moi et me tomber dessus ! L’empereur de Russie me défi ouvertement en ne respectant pas le blocus, je dois le forcer à couper court avec les Anglais. Ah, les Anglais, que croyez-vous ? Ils me guettent, ils ont juré ma perte. Croyez-vous qu’ils vont me laisser régner en paix sur une grande partie de l’Europe ? Non, dix fois non. Ils vont multiplier les provocations comme au Portugal jusqu’à pouvoir lever une nouvelle coalition et tout va recommencer encore une fois.

Non, il faut punir l’empereur de Russie comme j’ai puni avant lui l’empereur d’Autriche et le roi de Prusse. Et si cette aventure doit se terminer tragiquement, eh bien soit-il !

La Grande Armée n’est pas une carte qu’on peut garder au fond de sa poche très longtemps. C’est un instrument instable qui s’use si l’on ne s’en sert pas. Je ne peux garder mes forces mobilisées si ce n’est pas pour faire la guerre. Eux aussi vont préférer mourir tragiquement mais couverts de gloire plutôt que comme des bourgeois engraissés et repus. Si j’avais le choix, je préférerais rester à m’occuper de ma famille, mais mon pouvoir est fragile, il repose seulement sur des victoires et j’ai toujours besoin d’une victoire de plus pour rester en place. »

Il m’a débité cela d’une traite. Je pense qu’il avait besoin de l’exprimer, qu’il ruminait cela depuis longtemps. Après cette tirade, il a tourné les talons et est retourné à Paris. Je n’ai pu le revoir qu’une fois, deux jours après aux Tuileries et toujours grâce à Joséphine et, une fois encore, il a tenu à me montrer les quelques cartes qu’il avait réussi à rassembler, à prix d’or selon lui… Tout ce que je lui disais ne servait à rien, il avait pris sa décision. Même Berthier qui était contre cette idée ne discutait plus et préparait la campagne.

Après cela, je suis resté avec Joséphine, car je commençais à intéresser les sbires de Fouché et ça serait devenu de plus en plus difficile de simplement rester libre…

Neveux- Votre conclusion ?

Vincent Tria- Tout l’empire tourne autour de la volonté de l’empereur, mais lui-même est prisonnier de la situation qu’il a contribué à créer. De son point de vue, la campagne de Russie est inévitable et il croit en son étoile. J’ai eu beau lui expliquer que le génie tactique dont il avait fait preuve lors des campagnes précédentes ne suffisait plus : ses adversaires se sont habitués, leurs tactiques se sont adaptées et Borodino en sera la preuve.

Donc, non, impossible de lui faire changer d’avis.

Neveux- Et la personnalité de notre empereur ?

Il vous a paru crédible ?

Vincent Tria- Tout à fait !

En fait, j’ai vite oublié que j’avais à faire à votre créature et je me suis pris au jeu complètement. Quand on est face à lui, on y croit, pas de problème. Joséphine m’a paru très bien également, très impressionnante dans son rôle d’ex-épouse qui veut encore se mêler de tout ce qui reste à sa portée.

Neveux- Bon !

On a réussi au moins cela… Mais, à vrai dire, je n’en doutais pas trop, car nos autres tests, plus limités, nous avaient déjà procuré des indications positives. Passons à notre gros morceau maintenant : qu’est-ce que nos apôtres peuvent nous raconter sur leurs aventures dans le sillage de Jésus ?

Senior- Eh bien, pour commencer, je dois dire que ce n’est pas de tout repos que de suivre Jésus : nous avons passé ces quelques jours dans des conditions misérables !

Nous avons dormi dehors le plus souvent et nous avons rarement mangé tous les jours. Nous étions fatigués et affamés, mais ce n’était pas le pire…

Neveux- Oh… Et c’était quoi le pire ?

Senior- L’insécurité !

Je dois avouer que j’ai eu peur quasiment en permanence. Entre les bandits, les zélotes agressifs, les villageois méfiants et les lapidations, la vue d’une patrouille de Romains finissait par être rassurante pour tout dire…

Heureusement que j’étais avec le colonel !

Neveux- Pareil pour vous, colonel ?

Colonel- Tria a raison : la situation était souvent tendue et j’ai cru que ça allait déraper une ou deux fois. On a eu de la chance et tout s’est bien passé, mais vrai que c’était un peu trop intense comme contexte.

Neveux- Ok, les temps sont durs en galilée au premier siècle… Mais Jésus dans tout cela ?

Senior- Quand nous avons rejoint Jean le baptiste, nous pensions y trouver Jésus comme vous nous l’aviez expliqué, mais Jean venait de le virer avec perte et fracas d’après ce qu’on a compris… ça commençait fort !

Neveux- Oui, ces deux personnages étaient en situation de compétition, cette issue faisait partie des possibles, c’est vrai…

Senior- Vous auriez pu nous prévenir quand même !

Neveux- Oui et non. Tout d’abord, on ne savait pas que ça arriverait si vite et, ensuite, on ne voulait pas vous donner trop d’éléments afin que votre comportement soit naturel.

Senior- Rassurez-vous, ça été réussi : à force d’insister pour savoir dans quelle direction notre Jésus était parti, le groupe des disciples de Jean s’est montré hostile à notre encontre… Il ne nous restait qu’à fuir à notre tour. À peine arrivé, déjà perdu !

Colonel- Bon, on a eu encore un peu de chance : on l’a retrouvé quasiment tout de suite. Il nous a accepté naturellement, même quand on lui a dit qu’on venait du groupe de Jean. On n’avait pas d’autre couverture crédible alors, on a suivi le plan, à défaut de mieux. Il n’a pas posé de question, sans doute trop heureux d’avoir un embryon de groupe prêt à le suivre…

Neveux- Et comment a évolué votre groupe justement, Jésus a-t-il réussi à faire d’autres adeptes ?

Senior- Pas vraiment. Chaque jour, il y avait un ou deux pauvres types qui se joignaient à nous sans un mot, sans doute dans l’espoir de partager notre maigre repas et les nouveaux venus de la veille avaient disparu au matin, quand ils se sont rendus compte que nous étions aussi misérables qu’eux !

Neveux- Je vois… Et les prêches ?

Senior- Ah, les prêches !

Le moment suprême pour lequel n’importe quel chrétien convaincu donnerait volontiers dix ans de sa vie pour y assister… Terriblement décevant pour le dire sobrement.

Déjà, votre Jésus n’avait pas une voix qui portait beaucoup… plutôt gênant pour un prédicateur. Ensuite, les gens de ce temps-là se moquent bien d’un prêcheur de plus : il semble qu’il y en ait autant que de Romains à cette époque et dans cette région. Donc, Jésus prêchait dans le désert la plupart du temps, nous étions sa seule audience en fait.

La seule fois où nous avons eu une petite foule pour l’écouter, c’est parce que le colonel a utilisé le gadget lumineux que vous nous aviez fourni. L’effet de halo était tel que les gens présents sur la place du marché d’un village se sont rassemblés autour de Jésus pour l’écouter… Mais dès que l’effet a commencé à s’estomper, la petite foule s’est dispersée.

Neveux- Et comment réagissait Jésus à toutes ces épreuves ?

A-t-il montré des signes de découragement ?

Senior- Non, son moral est resté bon pour ce que nous pouvions en juger. Il était très déterminé et ne semblait pas souffrir de nos conditions de vie précaires. Chaque soir, autour du feu, il posait la question rituelle aux nouveaux venus : qui croyez-vous que je sois ?

Et, à chaque fois, c’est moi qui répondais, car les nouveaux venus ne savaient pas quoi dire. Je lui répétais qu’il était le fils de l’homme, celui qui était attendu, celui qui allait montrer la voie et ça semblait lui suffire. Je dirais même qu’il en tirait une grande satisfaction.

Neveux- Colonel, un avis différent ?

Colonel- Pas vraiment, non. Tria raconte très bien ce que nous avons vu. Votre Jésus est convaincu par sa mission et sa destinée, mais c’est bien le seul. À cette époque, les gens sont frustes et seuls les miracles semblent les intéresser. Ils ont besoin de signes extraordinaires pour penser à autre chose qu’à leur survie quotidienne et on peut les comprendre. Si vous voulez que votre Jésus fasse sensation, donnez-lui le pouvoir de guérir et d’accomplir des miracles. Sans cela, il va continuer à passer inaperçu jusqu’à ce qu’une bande de brigands lui tombe dessus et le batte à mort. Ça sera moins spectaculaire qu’une crucifixion, mais plus probable.

Neveux- Bien. Merci messieurs, pour ces précieux témoignages, ça nous aide beaucoup, vraiment. Nous allons vous laisser vous reposer un peu avant de vous proposer autre chose quand vous serez de nouveau d’attaque !

Vincent Tria- Pas si vite, à votre tour de remplir votre part du marché : comment se porte notre ami, Topper ?

Neveux- C’est vrai, votre ami cataleptique… Eh bien j’ai du nouveau à ce propos.

Colonel- Il va mieux ?

Neveux- Non, il ne va pas mieux, mais on sait pourquoi désormais : ce n’est pas un transféré comme vous en fait.

Vincent, senior et le colonel se regardèrent stupéfaits.

Vincent Tria- Répétez-nous cela, s’il vous plait.

Neveux- Votre Topper n’est pas un transféré comme vous, c’est une entité artificielle. Et c’est pourquoi la révélation de sa vraie situation a été insupportable pour elle.

Senior- Attendez, j’ai côtoyé Topper pendant suffisamment de temps pour me rendre compte qu’il était comme nous, rien à voir avec les autres… « types » limités habituels.

Neveux- C’est vrai, il est différent. Sans doute un hybride : une partie vient sûrement d’un transféré cloné n fois et subtilement modifié à chaque fois, ça expliquerait son comportement réaliste. Mais, à la base, c’est bien une entité.

Colonel- Incroyable !

Mais si Topper n’est pas vraiment comme nous, comment faire le tri, comment faire le tri entre les artificiels et les êtres humains authentiques ?

Vincent Tria- À condition de croire à votre version !

Neveux- Je vous demande pardon ?

Vincent Tria- Pour le moment, vous n’avez apporté aucune preuve de ce que vous avancez. Prenons simplement le cas de Topper par exemple : à part votre parole, nous n’avons rien qui nous montre que Topper est un hybride, une entité artificielle ou quoi que ce soit d’autre et différent de nous.

De même que nous n’avons pas preuve que nous sommes dans un simuli, que vous seuls pouvez en sortir et pas nous.

Les assistants de Neveux étaient incrédules. Que se passait-il tout d’un coup ?

Leur patron allait-il se laisser défier ainsi par ces « permanents » ?

Neveux- Hum, je vois que vous avez besoin d’une petite visite guidée approfondie. On va vous organiser cela, ça me parait nécessaire. Ensuite, nous pourrons retourner aux choses sérieuses…

Le tome III est en cours de rédaction…

Allez, une petite preview rapide : je suis en train de rédiger le tome III et ça avance bien !

Déjà six chapitres de complétés. Bon, il reste encore des tonnes de travail mais c’est déjà bien orienté, si j’ose dire…

Pour preuve, voici un petit extrait (contexte : Vincent, Senior et le colonel se voient confier des missions spéciales… Vincent doit tenter de dissuader Napoléon d’envahir la Russie) et merci de garder en tête que ce texte n’a encore reçu aucune correction, rien  :

Neveux- Vincent, nous allons commencer par vous… Comment ça s’est passé avec notre « empereur » ?

VT- Déjà, faut arriver à le rencontrer !

Sans l’intervention de Joséphine, je crois que j’aurais fait chou blanc en fait…

Neveux- Joséphine, l’ex-épouse ?

Elle vous a aidé ?

VT- Oh oui et pas qu’un peu !

En fait, Joséphine est encore très présente à cette époque et se mêle de tout… Enfin, de tout ce qui lui reste car le vrai pouvoir c’est le trio Foucher-Talleyrand-Berthier qui l’ont, chacun dans son domaine.

Bref, je me suis retrouvé dans les couloirs des Tuileries avec mon bel uniforme et mes papiers inutiles… Ceux-ci m’avaient permis d’entrer au palais mais pour avoir une entrevue avec l’Empereur, il fallait une introduction d’un des membres du trio sinon, il fallait attendre une événement fortuit mais ça m’aurait pris des semaines.

Foucher est inaccessible, Talleryrand était trop cher pour moi et je n’avais pas un grade suffisant pour intéresser Berthier… Heureusement, je suis tombé sur Joséphine qui semble s’intéresser aux nouveaux venus, ça été ma chance !

J’ai pu convaincre Joséphine que j’étais un devin et que j’avais de grandes révélations à faire sur l’avenir de l’empire. Avec ce que je lui ai déballé sur elle, je l’ai facilement impressionné et elle m’a cru pour le reste. Elle m’a emmené à la Malmaison où l’Empereur devait venir la visiter comme il faisait encore régulièrement. C’est elle qui m’a présenté au grand homme et celui-ci à consenti à m’écouter. Au début, il était très réticent et il fallait les interventions de Joséphine pour que je puisse poursuivre mes avertissements. Puis, il a changé d’attitude et s’est montré intéressé.

Finalement, nous avons parlé pendant des heures.

Neveux- Que lui avez-vous dit ?

VT- Je lui ai tout expliqué, tout ce que je savais de la campagne de Russie : la poursuite des Russes avec la Grande Armée, la bataille de Borodino, l’entrée dans Moscou, l’incendie et la sortie de Moscou, la retraite, la Bérézina, la Grande Armée qui part en morceaux, le terrible hiver Russe et ainsi de suite.

J’ai fini par comprendre ce qui l’intéressait : pas mes prédictions, mais ce que je pouvais lui dire sur la campagne elle-même. Il me posait des questions sur les lieux, les dates, les événements et il m’a même montré une carte comme si mes renseignements pouvait quand même l’aider à faire pencher la balance dans son sens.

Quand j’ai réalisé pourquoi il m’écoutait, j’ai essayé de le persuader que c’était sans espoir, que l’histoire était déjà écrite, qu’il ne pouvait pas en sortir vainqueur cette fois.

Neveux- Et ?

VT- Ça ne l’a pas impressionné, il m’a dit « Qu’est que vous croyez ? Ça fait des années que j’entend cela ! Si j’avais écouté mes généraux, mes conseillers ou même cette canaille de Talleyrand, je ne serais plus jamais parti en campagne après Austerlitz… Mais je connais bien les Russes et je peux les battre encore une fois ». J’ai eu beau lui faire valoir que, cette fois, ce n’est pas une armée qu’il allait combattre mais l’immensité Russe et son terrible hiver.

Neveux- Bien envoyé !

VT- Oh, il en fallait plus pour l’ébranler. Je crois que même si j’avais pu projeter mes visions sur un écran, s’il avait pu voir la débacle de ses yeux, ça ne l’aurait pas fait changer d’avis…

Neveux- Mais pourquoi ?

Parce qu’il est tétu, obstiné, imbus de sa puissance, persuadé d’avoir raison, que toutes ses victoires précédentes l’ont rendu invincible ?

VT- Non, c’est plus simple que cela en fait. Tout ce que je lui ai raconté ne l’a pas fait changer d’avis parce que, fondamentalement, il était persuadé qu’il n’avait pas le choix. Que, envers et contre tout, il devait agir ainsi.

Il me l’a expliqué d’ailleurs. Il m’a dit clairement « Parce que vous croyez que j’ai le choix ? Mais si je ne fait rien, ils vont tous se retourner contre moi et me tomber dessus ! L’empereur de Russie me défi ouvertement en ne respectant pas le blocus, je dois le forcer à couper court avec les anglais. Ah, les anglais, que croyez-vous ? Ils me guettent, ils ont juré ma perte. Croyez-vous qu’ils vont me laisser régner en paix sur une grande partie de l’europe ? Non, dix fois non. Ils vont multiplier les provocations comme au Portugal jusqu’à pourvoir lever une nouvelle coalition et tout va recommencer encore une fois.

Non, il faut punir l’empereur de Russie comme j’ai puni avant lui l’empereur d’Autriche et le roi de Prusse. Et si cette aventure doit se terminer tragiquement, eh bien soit !

La Grande Armée n’est pas une carte qu’on peut garder au fond de sa poche très longtemps. C’est un instrument instable qui s’use si l’on ne s’en sert pas. Je ne peux garder mes forces mobilisées si ce n’est pas pour faire la guerre. Eux aussi vont préférer mourrir tragiquement mais couvert de gloire plutôt que comme des bourgeois engraissés et repus. Si j’avais le choix, je préférerais rester à m’occuper de ma famille mais mon pouvoir est fragile, il repose seulement sur des victoires et j’ai toujours besoin d’une victoire de plus pour rester en place. »

Il m’a débité cela d’une traite. Je pense qu’il avait besoin de l’exprimer, qu’il ruminait cela depuis longtemps. Après cette tirade, il a tourné les talons et est retourné à Paris. Je n’ai pu le revoir qu’une fois, deux jours après aux Tuileries et toujours grâce à Joséphine et, une fois encore, il a tenu à me montrer les quelques cartes qu’il avait réussi à rassembler, à prix d’or selon lui… Tout ce que je lui disais ne servait à rien, il avait pris sa décision. Même Berthier qui était contre cette idée ne discutait plus et préparait la campagne.

Après cela, je suis resté avec Joséphine car je commençais à intéresser les sbires de Fouché et ça serait devenu de plus en plus difficile de simplement rester libre…

Neveux- Votre conclusion ?

VT- Tout l’empire tourne autour de la volonté de l’empereur mais lui-même est prisonnier de la situation qu’il a contribué à créer. De son point de vue, la campagne de Russie est inévitable et il croit en son étoile. J’ai eu beau lui expliquer que le génie tactique dont il avait fait preuve lors des campagnes précédentes ne suffisait plus : ses adversaires se sont habitués, leurs tactiques se sont adaptées et Borodino en sera la preuve.

Donc, non, impossible de lui faire changer d’avis.

Neveux- Et la personnalité de notre empereur ?

Il vous a paru crédible ?

VT- Tout à fait !

En fait, j’ai vite oublié que j’avais à faire à votre créature et je me suis pris au jeu complétement. Quand on est face à lui, on y croit, pas de problème. Joséphine m’a paru très bien également, très impressionnante dans son rôle d’ex-épouse qui veut encore se mêler de tout ce qui reste à sa portée.

Le tome II de « Prévision Maîtrise Contrôle » est enfin disponible !

Trois ans après le tome 1 (ben oui, faut le temps d’y penser puis de l’écrire et enfin de le corriger !), voici enfin le tome 2 : Prévision Maîtrise Contrôle : la chasse est lancée !

Voici le contenu de la « 4ème de couverture » :

Le premier tome de « Prévision Maîtrise Contrôle » est disponible depuis février 2012. Ce second volet éclaire la machination gigantesque qui se cache derrière les voyages dans le temps de nos héros. On retrouve également les spéciaux avec le redoutable Major Rouhier à leur tête, l’homme qui ne recule devant rien pour préserver son pouvoir et son indépendance, même pas devant le meurtre du président du conseil de l’Union…

Ce second volet est l’occasion d’explorer des domaines exclusifs comme la remontée dans le monde réel en changeant de corps : une grande première jamais tentée !

Le major Rouhier va aussi s’apercevoir que poursuivre des fuyards dans les simulis est moins facile qu’il ne parait…

Voici ses couvertures, d’abord la version papier puis la version numérique…

BookCoverPreview couv-pmcT2

Le tome 2 de PMC bientôt prêt !

Enfin !

Oui, après des longs mois d’attente, je peux enfin le dire : le T2 de PMC va bientôt sortir… Il est presque en phase de correction au moment où je rédige ces lignes !

Donc, pour être prévenu de ça sortir effective, rien de plus simple, inscrivez-vous à ma petite newsletter ci-dessous :





Ajoutez simplement votre adresse email ci-dessous et, ainsi, je pourrais vous prévenir lorsque le tome 2 de PMC sera enfin disponible…






Des versions toutes propres !

« Perdu dans le temp » et PMC T1 sont désormais disponibles dans des éditions que je considère être « toutes propres » !

Oui, on pourra encore y trouver des fautes, des typos et autres erreurs mais, franchement, le niveau atteint par les éditions actuelles est tout à fait honorable suite à la toute dernière et intensive campagne de corrections menée par mes soins avec l’aide d’une correctrice top-gun à la vision laser et à la ténacité d’un bull-dog !

Tout cela me permet d’aller de l’avant et d’avancer (enfin !) sur le T2 de PMC… Patience !